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    October 23

    18-19 oct Yang Yang festival du saumon

    La côte Est, Sokcho, Naksan, vous connaissez ? Je vous en ai déjà parlé : nous y étions au mois de mars 2007…

     Eh ! bien, ce week-end nous y retournons, enfin, juste à côté, à Yang-Yang, où se célèbre le festival du saumon ce 18 et 19 octobre. Notre réputée Ida (*) y avait déjà fait un reportage pour la télé il y a quelques temps, l’an passé y était revenue en famille, et aujourd’hui veut nous faire partager cette expérience.

    Les saumons viennent de loin, parfois d’Alaska, certains ont parcouru plus de 15000 km par la mer, et ils reviennent frayer dans la rivière où ils sont nés. Yang-Yang est un lieu de passage pour remonter la rivière. Tous les ans, pendant deux jours, pour un droit d’inscription modique, et selon un quota sous stricte surveillance, les autorités organisent une pêche au saumon, à mains nues, à raison d’un saumon par personne.

    Nous sommes 7 familles, soit 20 personnes, en comptant Ida, son mari Changsu et leurs deux enfants.

    Les réservations ont été gérées par notre Gentille Organisatrice et son mari. Après 4h de route pour parcourir les 280 km qui nous séparent de Séoul, nous nous retrouvons dans le lobby de l’hôtel. Somme toute, nous n’avons pas trop mal roulé, sachant que les autoroutes sont limitées à 100 km/h et que d’ordinaire, quitter Séoul peut être un enfer (d’ailleurs l’an passé, nous avions mis 6 h pour le même trajet !).

    Sitôt installés, on optimise les 5 voitures pour n’en remplir plus que 3 et nous voilà partis, direction Sokcho pour un superbe restaurant tout de bois décoré, où nous attendent des tables bien garnies autour d’un délicieux barbecue coréen… Rapide tour de table pour recueillir les suffrages, et la suite de la soirée sera donc un bowling, que Changsu réserve hâtivement d’un coup de téléphone bien placé ! On reprend la route, un instant d’hésitation sur l’endroit exact, Changsu rappelle le bowling pour demander la direction. Qu’à cela ne tienne, l’établissement envoie un messager qui arrive en voiture pour nous piloter à bon port ! Nous échangeons rapidement les chaussures (Ida traduit les tailles européennes en tailles coréennes !), et nous voilà concentrés sur les strikes spares et… nuls ! Alain s’affaisse dans un fauteuil, terrassé par les soucis de la semaine. Laurence un peu trop enthousiaste part avec sa boule et se retrouve… par terre ! Quant aux plus petits, Yann les aide à lancer leur boule, qui cahin-caha va dégommer quelques quilles pour leur plus grande fierté !

    Bon, ce n’est pas tout, on va poursuivre la soirée au marché au poisson de Daepo, ouvert toute la nuit : là aussi, on connaît, mais parcourir les échoppes avec Ida est un évènement. Elle s’arrête acheter un bâton de feux d’artifices pour Théophile, quand le vendeur lui dit qu’elle ressemble à Ida Daussy. Mais c’est elle ! La rumeur se répand comme une traînée de poudre ; les gens, jeunes (ils la surnomment ‘oh la la’, phrase qu’elle répète souvent et qui amuse  ses fans !), vieux, hommes, femmes l’arrêtent pour prendre une photo, serrer la main… Ida se prête de fort bonne grâce, rompue à l’exercice, tandis que Changsu à 50 m de là observe, seul, et confie que ce n’est pas vraiment pour lui plaire, qu’il est habitué, mais qu’après tout, c’est le job d’Ida (et on sent quand même poindre sous le discours une petite fierté, qu’il se refuse sans doute à admettre…). Après avoir admiré les poissons des toutes sortes au milieu de ce petit bain de foule, nous rentrons à l’hôtel vers 1h du matin.

    Le lendemain matin, nous avons le temps de faire un petit tour sur la plage déserte avant de prendre les voitures pour nous rendre à l’endroit de pêche. Là, l’organisation coréenne ne manque pas de nous étonner encore. Guidage pour le parking. Enorme scène avec une sono tonitruante et des groupes en tout genre qui s’y produisent, du folklore au hard rock…. Plusieurs stands : pour prendre les billets, pour se changer, pour immortaliser le fruit de sa pêche (le poisson est enduit d’encre et imprimé sur une feuille…), pour faire préparer les bêtes, pour les emballer...Et bien sûr foultitude de petits stands où se restaurer… de saumon, ou autres soupe de nouilles, crêpes de légumes…

    Ida nous donne nos entrées : un autocollant à fixer sur nos T-shirts (nous faisons partie de l’équipe n°2, qui pêche à 11 heures), une paire de gants, et même des tickets repas ! M. le Maire de Yang-Yang vient féliciter notre vedette et lui fait cadeau de deux cartons remplis de poires coréennes : grosses comme des melons, elles sont ici très appréciées et leur jus entre dans la composition de bon nombre de marinades et sauces …Les caméras crépitent.

    Mais, ça y est, c’est l’heure : nous prenons la queue derrière la personne qui brandit notre inscription (équipe 2 de 11 heures) et qui nous mène à la queue leu leu au bassin de pêche. Là, la rivière est peu profonde, entourée de filets qui permettent de filtrer l’entrée des saumons. Au gong, tout le monde s’élance dans l’eau, un peu fraîche, mais on s’y fait très vite, tout excité de se voir assailli de bestioles qui glissent entre nos jambes. La tactique consiste à attendre près du filet, mais j’ai beau essayer, ils me filent entre les mains ! Certains n’hésitent pas à plonger sur leur proie ! Changsu brandit très vite une très belle prise ! Luc en a un aussi, mais beau joueur le remet à l’eau, il faut faire durer le plaisir et c’est trop facile ! Oui, mais il y a de moins en moins de bêtes et celles qui restent sont très agiles ! Il finit par en attraper un autre ! Alain en tient un, et un beau ! Nataly ramène fièrement sa prise, Christophe est bredouille. Sitôt attrapé, un organisateur vous tend un sac plastique dans lequel glisser la bête. Mais l’animal est vigoureux et s’agite désespérément : Laurence est effrayée. Le gong retentit de nouveau, c’est la fin… Mais il y a… ‘repêchage’ pour les malchanceux, surtout les plus jeunes : les organisateurs leur remettent une bête attrapée à l’épuisette….Ouf ! Eugène est content !

    Caméras et appareils photos profitent de la présence d’Ida pour faire des photos de notre pêche ! Puis nous nous dirigeons au stand de préparation : là, des adjumas expertes vident nos bêtes et les préparent en darnes ou en filets, enfin presque en filets, car l’arête centrale est encore là, dont nous aurons à nous occuper ce soir en rentrant à la maison. Le stand est un peu glauque avec tout ce sang et ces entrailles, mais nos bêtes lavées sont désormais bien emballées dans une caisse de polystyrène garnie de glace.

    Nous allons nous restaurer, les pavés de saumon sont panés ou grillés, dommage qu’on les décore d’une petite sauce mayo-ketchup qui n’ajoute rien… Mais c’est bon quand même, et puis les gâteaux apportés par Laurence finissent parfaitement le repas !

    Nous profitons de cette superbe journée pour pousser jusqu’au temple de Naksan, qu’Alain et moi revoyons avec plaisir, puis chacun remonte dans sa voiture, direction Séoul. Pour nous, ce sera 5h1/4 de patience pour rentrer. Nous apprendrons plus tard que certains ont mis 6h…Mais tant pis, nous sommes prêts à revivre l’an prochain cette expérience originale…En attendant, le congélateur est plein de saumon : avis aux amateurs !

     

     

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    (*) Extrait de ida-daussy.com…

    « Ida Daussy, une française originaire de Fécamp, en Normandie, demeure à ce jour la personnalité française la plus connue en Corée.
        Tout commence au début des années 90. La jeune Ida est alors étudiante en commerce international à l’université du Havre, et accepte un stage d’un mois qui lui est proposé à Busan, dans le sud-est de la péninsule coréenne. Lors du premier contact, elle tombera sous le charme du pays et de ses habitants, et décidera d’y retourner dès l’année suivante... pour un séjour qui durera plus de quatorze ans. Son destin bascule en effet lorsqu’elle rencontre Chang-Soo, cadre dans une grande entreprise coréenne, et qui deviendra son époux.
        Cette union mixte devient une curiosité d’autant plus attractive qu’Ida maîtrise désormais parfaitement la langue coréenne. Elle fait ainsi ses premières apparitions télévisées, invitée pour parler de son couple.
        Son charme et sa présence à l’antenne n’échappe ni au public, ni aux producteurs qui la sollicitent de plus en plus pour des projets qui se diversifient: sitcoms, talk-shows, jeux télévisés, téléachat, émissions culinaires, divertissements en tous genres. Proche des gens, pleine d’humour et engagée, notamment sur le droit des femmes, Ida fait sourire et touche les Coréens, qui l’ont définitivement adoptée. “Elle incarne la femme coréenne qui change”, souligne son agent Mme Ho. »