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11月12日 AnecdotesMr. Smith Les serrures en Corée sont assez high-tech : outre les bêtes gros verrous (nous en avons deux), les portes d’entrée ont un système un peu particulier. A l’extérieur, au-dessus de la poignée se trouve un cache que l’on soulève pour découvrir un clavier la plupart du temps lumineux bleu, très disco, sur lequel on tape un code d’accès à 4 chiffres + « # » ou « * » selon les modèles. Là, si tout va bien, un petit jingle se met en marche (je vous ai dit, très disco !), le verrou se désactive (la bobinette cherra !) et il n’y a plus qu’à tirer la porte pour rentrer chez soi. Sinon, back-up : une petite clé, genre mini clé USB, très facile à égarer dans les sacs à main (mais je ne vais pas encore donner des arguments contre les sacs à mains des dames !) qu’on presse sur une partie éclairée (bleue !) de la poignée et qui, jingle à l’appui, désactive le verrou. Et sinon encore, une clé, plus proche de celles que nous connaissons chez nous, qui peut être introduite dans un espace réservé dans la poignée (et re-jingle !). L’étape ultime, c’est les pompiers (une autre musique !). Une fois rentrés, lorsque la porte claque, le verrou se remet aussitôt en place et, de l’intérieur, on peut presser un petit bouton au-dessus de la poignée pour le désactiver de nouveau (surtout si on veut réentendre le jingle !). Tout cela est géré par 4 piles, et ce que je ne sais pas encore, c’est si elles préviennent quand elles deviennent HS : on a bien un chargeur de piles, mais il est à l’intérieur ! Récemment toutefois, notre poignée intérieure a donné des signes de fatigue : elle tournait sur elle-même, 360°, sans rien déclencher du tout, si bien que pour une fois, c’est la mécanique qui a craqué avant l’électronique. Nous étions fermés chez nous, sans pouvoir sortir et privés de jingle ! Solution : appeler le gardien par l’interphone et lui faire comprendre (???) qu’il faut qu’il monte nous ouvrir, car la poignée extérieure elle, fonctionne comme il se doit. Devant l’urgence du problème, un serrurier a été dépêché, qui est arrivé dans la demi-heure (service coréen !) et a diagnostiqué une usure de pièce nécessitant un changement du dispositif complet. L’agence doit obtenir l’accord du propriétaire avant de faire les travaux, notre serrurier repart donc, nous laissant prisonniers ! Le soir, réunion au sommet, nous décidons de participer à l’effort de développement coréen et de faire l’investissement d’une nouvelle serrure : notre ami serrurier a mis encore un temps record à venir et en une heure, tout était changé, ajusté, découpé (la nouvelle serrure empiétait sur les verrous du haut, il a fallu découper…) : voilà, le service coréen dans sa splendeur… Et nous, nous voilà équipés, avec des piles neuves de surcroît !
Promenades Le meilleur moyen de découvrir un quartier, c’est de s’y promener. Et dans Séoul, c’est dense, car non seulement vous découvrez, comme chez nous, les magasins du rez-de-chaussée, mais encore, il vous faut lire les annonces qui s’affichent à chacun des étages (en coréen, parfois, mais trop rarement, sous-titrées pinyin, c’est-à-dire nos caractères à nous). Dans le meilleur des cas un tableau récapitulatif (plaque) au bas de l’immeuble, listant les étages supérieurs, mais aussi inférieurs (les sous-sols sont actifs aussi !) vous donne les noms des sociétés, magasins, associations qui habitent l’immeuble. A vous d’oser pousser les portes, monter ou descendre les escaliers. Je peux vous dire que j’ai fait bon nombre de découvertes surprenantes ainsi, et que malgré mes nombreuses boulettes, j’ai toujours été aimablement accueillie, même quand inopinément j’arrivais dans un cabinet de dentiste au lieu de ce que je croyais être une galerie d’art ! 11月2日 ExpatDur dur la vie d’expat ? Oui et non. On se sent déconnecté, et encore plus car nos maris sont invisibles, tout à leur mission, avec soirées et week-ends souvent compromis, quand ce n’est pas les déplacements. Les discussions avec les unes et les autres font entrevoir des similitudes, mais aussi des différences. Toutes ou presque ont lâché un job passionnant pour venir ici. C’est d’ailleurs incroyable d’avoir sous la main un vivier de compétences aussi large et aussi diversifié. Il y a les novices, comme moi, dont c’est la première expatriation et qui découvrent tout d’un coup, l’inactivité et un nouveau pays, avec la furieuse envie de s’intégrer. Et il y en a qui ont écumé les pays d’Asie ou d’ailleurs : · les apatrides, 15/20 ans d’expat, qui ne pensent qu’à la prochaine mutation et pour lesquelles un retour en France est impensable, · les passéistes, qui comparent ce qu’elles ont perdu en quittant telle ou telle région et qui propagent sur la Corée un esprit négatif, · les blasées, qui attendent la retraite du mari pour pouvoir rentrer en France voir la famille et/ou les petits-enfants, le monde des expats est varié et riche. Tous les âges sont là, tous les parcours sont uniques et toutes les expériences sont chacune passionnante à écouter. Pour moi, le plus gros avantage est de pouvoir se lever tranquillement le matin, sans le stress d’être au plus vite partie pour éviter les embouteillages…Ne plus avoir d’échéance, de comptes à rendre, la crainte d’avoir omis un détail important ou laissé passer par inadvertance une erreur, l’impression que le temps n’est plus une contrainte, tout cela génère ce que j’appelle la « relax attitude ». Ce sentiment est d’ailleurs unanimement ressenti et apprécié de toutes. Même celles qui repartent bientôt avec la certitude de retrouver leur poste passionnant (il y en a !) avouent ne plus vouloir revivre ce stress et envisager la demande d’un poste à responsabilité moindre, sans avoir toutefois la certitude que cela résoudra leur problème… Le revers de la médaille est de se sentir absolument inutile, de ne plus avoir d’interaction sociale, ne plus faire partie d’une équipe avec des objectifs communs, plus de meetings où observer les attitudes et réactions de chacun, plus d’échanges sur des projets, de n’avoir comme reconnaissance que celle du ventre (pas français pour rien !) avec les enfants qui lancent la phrase qui tue : « qu’est-ce qu’on mange ce soir », sachant qu’ici, il faut des trésors d’imagination et de logistique-intendance-gestion-des-stocks pour leur faire ce qu’ils aiment avec les denrées disponibles, tout en gardant l’impression de renouveler les menus….De ce côté, je ne me plains pas, chez moi, ils sont ouverts à toutes les audaces et quand la piètre cuisinière que je suis est à court de ressources, il y a le resto ! Pour pallier ce manque, certaines s’engagent et laissent libre cours à leur créativité : peinture, mosaïque, théâtre,…D’autres s’investissent et prennent des responsabilités : animation de groupes d’enfants le mercredi, présidence d’associations, organisation de sorties, etc… Pour le moment, chez moi, cette phase de « restitution » n’est pas encore à maturité, j’en suis encore à la découverte, l’absorption, je suis « boulimique de Corée » et, pour l’instant tout du moins, je me régale. Rendez-vous dans quelques temps ! |
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