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6月22日 Fête de la musique Banpo 21 juin 2008Aujourd’hui 21 juin 2008, Fête du lycée et de la musique. Cette année, c’est une grande première, la mairie de Banpo a décidé de s’associer au lycée pour l’organisation. La fête commence par la fanfare, qui tambour battant et cors rutilants descend la rue de Banpo, suivie d’un attroupement qui grossit au fil des rues traversées. Direction le parc Montmartre (oui, oui !), bien connu des footballers et des mamans qui veulent s’aérer avec les jeunes. Là, on nous donne un programme (qui est en fait également un billet de tombola). Des T-shirts à l’effigie de la fête de la musique et des petits coussins sont distribués. Une gigantesque scène est installée. Les artistes se succèdent, beaucoup de formations émanant des universités de la ville. Nous sommes surpris de la qualité des intervenants : tous chantent en français, certains a capella, c’est étonnant ! Le soir, ce sont des artistes plus avertis qui se produisent, et là aussi le spectacle est garanti : B-Bop, hard rock, country… On en profite pour un petit rock (pas terrible sur la pelouse !), un petit madison, bref ambiance garantie ! Les nuages menaçants et le tonnerre n’ont même pas osé perturber cette magnifique journée…
A propos du bain, encore, je ne m'en lasse pas...Aujourd’hui j’ai rendez-vous chez mon amie HaengShim, pour qu’elle me montre les modèles de couture qu’elle dessine et réalise. Elle est spécialiste dans le travail du tissu spécial pour le hanbok (ces robes traditionnelles), mais qu’elle modernise et détourne de leur destination première, avec goût, originalité et enthousiasme. A l’issue de notre entrevue, elle me demande ce que j’ai de prévu cet après-midi, et à vrai dire, pas grand-chose. Il fait chaud et lourd (on annonce une mousson prématurée ?). Elle me propose de m’emmener aux bains. Quelle bonne idée ! Nous voilà parties, c’est dans le quartier, à deux pas…Un endroit que j’avais déjà repéré un jour en déchiffrant l’enseigne : SAONA : Sauna (en coréen…), me promettant d’essayer… Eh ! bien nous y voilà ! Pour 4500 Wons (environ 3 euros), on nous donne une clé de casier et une serviette. Nous laissons nos chaussures dans un petit casier à l’entrée et pénétrons dans le vestiaire protégé par des tentures. Là, des casiers plus grands habillent les murs, au-dessus desquels sont entassés foultitude de petits paniers en plastique (la plupart roses !), regroupant l’attirail de chacune : crèmes, shampoing, après shampoing, brosses à cheveux, brosses rondes pour le brushing, poudre d’argile (ou autre) pour les masques, gants de crin, lait pour le corps, brosse à dents, dentifrice, produits de maquillage… tout y est…Mon amie grimpe sur l’escabeau pour récupérer le sien. Si on a oublié quoique ce soit, un coin du vestiaire est réorganisé en stand de beauté et on vous vend tout ce dont vous pourriez avoir besoin… Nous nous déshabillons et on passe aux bains. Traduire une vaste salle, avec au fond 3 grands bacs d’environ chacun 8m² et 80cm de profondeur : un bain très chaud, un moyen et un froid avec jacuzzi intégré, que l’on déclenche par un minuteur. Sur la droite, au fond, un sauna : il y fait vraiment très chaud, on n’y restera que peu de temps, la chaleur ne m’étant pas forcément recommandée. On commence par une bonne douche, avec savon à l’appui. Certaines sont assises sur de petits tabourets, afin de faire une toilette intime en grand, armées d’une douche flexible située à environ 50 cm du sol. Une fois propres, nous pouvons entrer dans les bains, au choix… D’abord le chaud : un délice, le rouge monte aux joues, puis le froid pour resserrer les pores. Le jacuzzi est bienvenu : massage des mollets et des pieds…Le dos aussi, ça tombe bien, j’ai mal depuis quelques jours (je pense que je somatise le stress de Jimmy pour le bac et pour l’organisation de l’an prochain…). Je remarque que si j’ai laissé soigneusement ma serviette au sec dans le vestiaire, mon amie, elle, a emmené la sienne et se la noue mouillée sur ses cheveux mouillés aussi : toutes les coréennes font cela…Bon tant pis, j’assume, elles verront bien que je suis étrangère, on ne peut pas sacrifier à toutes les coutumes ! Chacune est nue, mais à l’aise, les corps jeunes et sveltes, mûrs ou âgés et difformes, sont acceptés avec naturel. Une mère au ventre distendu est là avec ses 2 fillettes qu’elle savonne copieusement. Il n’y a pas de voyeurisme, tout est normal, presque rassurant, paisible. On m’appelle : c’est mon tour de gommage, qu’HaengShim a commandé pour chacune de nous. Complètement à droite de la grande salle, 3 tables recouvertes de plastique roses, autour desquelles s’affairent les adjumas masseuses en soutien-gorge et slip noir, les seules personnes habillées. Ma voilà sur le dos et ma gentille adjuma armée de 2 gants de crin verts s’affaire sur mon corps. Pas un cm² ne sera épargné. Devant, sur le côté, l’autre côté, le dos, je glisse sur la table mouillée comme une savonnette. Ma peau morte s’accumule sur le plastique rose : j’ai honte : c’est à moi tout ça ? Mais un coup d’œil sur les autres tables me rassure : là aussi on mue à forte dose ! Une bonne bassine d’eau chaude jetée sur le corps me sort de ma torpeur. On passe au visage. Il doit y avoir de l’huile de sésame dans ce qu’elle m’a passé. Petit massage furtif, puis une bonne serviette chaude, quelques points de pression (pommettes, menton et front, sur ce dernier elle assène deux coups de poing qui résonnent : sans doute pour me remettre les idées en place ?). Puis, je ne rêve pas, elle me verse du lait, du vrai (je lis sur l’emballage : premium : je le vaux bien, sans doute !!!). Opération suivante, lavage des cheveux : le massage du cuir chevelu est un bonheur. Puis j’ai droit à de l’huile sur tout le corps, avec un massage, un vrai, pas de ceux qui vous laissent des bleus ! Quelques coups de poing qui détendent (si, si, je vous assure, même pas mal !) et me voilà relâchée, au bout de 45 minutes. HaengShim me tend une cuvette avec une mixture brunâtre dedans et me dis de m’en enduire le corps : c’est de la pâte de haricot vert (j’aimerais bien savoir où on les trouve ceux-là, car c’est denrée inexistante ici !!!!) qu’elle a mélangée à un yaourt… Mon adorable adjuma prend pitié de mon air surpris et s’offre à m’étaler le mélange. En fait c’est un abrasif léger, qui laisse la peau toute douce… Retour aux vestiaires, séchage, habillage. Nous ressortons au soleil et à la chaleur, fatiguées de ces deux heures et demie passées à prendre soin de nous. C’est peut-être grâce à cela que nos amies coréennes ont des visages peu marqués. Si c’est là leur secret, je veux bien adhérer ! En tout cas un grand merci à mon amie pour m’avoir fait partagé ce moment intime de délices… Aïe, aïe, aïe : panne télé !Aïe, aïe, aïe, notre télé fait des siennes ! Il y avait bien une légère, très légère ligne verticale bleue sur notre écran géant. Mais cette fois, on a le son, et plus l’image. Et j’ai ma séance de cinéma après-demain : un DVD vite installé, et je teste avec mes télécommandes : une pour la télé, une pour le son, une pour le lecteur DVD et une pour les chaînes satellites…Symphonie à 4 mains ? Bon, pour le ciné, ça marche. Donc, a priori, ça ne viendrait pas de l’écran, mais bel et bien de la télé… Nous avons bien une notice, mais en coréen, ça n’aide pas…Alain et Jimmy, mes techniciens spécialistes, semblent perplexes sur le problème, ou peut-être peu intéressés, ou tout simplement préoccupés par d’autres priorités… Plus qu’une solution : appeler mes copines Michèle et Claire. Oui, on a le son, non, on n’a pas l’image… Bon, elles m’envoient le technicien, le jour même. Il vient, à l’heure dite, je lui montre le problème. Je mets en marche la télé (télécommande N°1), je mets en marche le son (télécommande N°2), je navigue sur les chaînes (télécommande N°3)… Immédiatement, son regard s’éclaire et il me montre un bouton sur une télécommande qui règle le problème illico : en fait, cette touche a du être enfoncée par inadvertance, si on rappuie dessus, notre problème est résolu… Le technicien est reparti, durée de l’intervention 8 minutes, en comptant le temps de se déchausser et de se rechausser… Il a été très chic : il n’a pas ri ! Inutile de vous dire que je me suis sentie bien nulle ce jour-là. Mais quand j’ai relaté la visite à Michèle et Claire, elles m’ont dit qu’il ne fallait pas que je m’en fasse, même chez les Coréens, il y a des interventions de ce genre : ouf ! l’honneur est sauf ! |
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