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December 09 Activités de 'femme d'expat'Une petite mise à jour pour ceux qui s’étonnent de ne pas avoir trop de nouvelles. Je veux vous relater quelques unes de ces activités (entre autres) qui m’ont occupée ces derniers temps, histoire de vous faire partager un peu (car tout n’est pas là, loin s’en faut) mon rythme de femme d’expat…
Siwa Bazaar
C’est une grande vente de charité organisée tous les ans par le Seoul International Women Association. Sous la houlette des ambassades, chaque pays organise une vente dont les produits iront à des œuvres caritatives. L’an passé, 57 pays participants et la France détient le record du chiffre d’affaires avec la Hollande, quelques 12 000 Euros…Nous n’avons pas encore eu les résultats de cette année, mais ils devraient surpasser ceux de l’an dernier. Il faut dire que le petit groupe que nous étions, nous nous sommes démenées : recherche de sponsors, la plupart, entreprises françaises installées en Corée, pour qu’ils nous donnent des articles que nous pourrons vendre : Gucci (sac, foulards), L’Oréal (cosmétiques), Cartier, Vuitton, Téfal, etc…Les restaurants français nous aident en donnant gâteaux, quiches, sandwiches, Novotel nous a fourni du matériel et une machine à café, et deux cuisiniers qui se sont affairés à faire et vendre des crêpes au rayon restauration. Paris Croissant a fourni des baguettes à prix réduit pour que nous puissions fabriquer et vendre des sandwiches. L’épouse de l’Ambassadeur a fait venir vins et fromages de France : 250 kg de fromage, qu’il a fallu découper dans la joie et la bonne humeur et mettre sous film plastique un après midi en attendant le jour J. De leur côté, les Françaises ont confectionné gâteaux ou cakes (en tout une centaine), qui joliment présentés, se sont tous vendus. Quant à nous, avec Laurence, on avait décidé de faire des rillettes (denrée introuvable ici). Nous avons donc prospecté le marché aux ustensiles de cuisine pour trouver un contenant adéquat et abordable, qui après bien des palabres avec l’équipe, fut finalement adopté. Puis, opération marché à la viande. Aidées d’Agnès, une Coréenne, nous achetons nos ingrédients : 3 morceaux de porc différents (poitrine, jambon, je ne saurais même pas vous le faire exactement en français !!!). L’après-midi, secondées par une équipe motivée, nous découpons nos 14 kg de viande et distribuons dans nos marmites. Puis chacune repart avec sa marmite pour laisser mijoter plusieurs heures à la maison. Le lendemain, rendez-vous chez nous, on égoutte la mixture qui embaume déjà, et gantées comme il se doit, nous attaquons la phase émiettage, puis mise en pot. Enfin, dépôt des pots dans du papier cellophane, joliment entouré de rubans rouges et bleus…Voilà, 47 petits pots qui seront tous vendus le jour J avant midi ! Une chouette opération, beaucoup de boulot, et de chouettes fous rires !
Atelier Boules de Noël
J’avais cru à une boutade lorsque Patricia m’avait sollicitée pour animer l’atelier, et je ne sais pourquoi j’ai dit oui, moi qui ne suis pas du tout manuelle ! Mais bon, ce qui est dit est dit, et me voilà lancée. Merci aux copines de France qui m’ont aidée à trouver les épingles qui vont bien et merci à mon convoyeur de choc qui abuse de son surplus de bagages…Pat s’est chargée des appros en boules et tissu, de mon côté j’ai encore mes coupons, rubans et paillettes utilisés l’an passé. Alors, le soir en attendant les maris tardifs, on découpe nos tissus : 5.5cm x 5.5 cm, de la haute précision. Et voilà le résultat des participantes novices, la boule artichaut n’a plus de secret, la semaine prochaine, c’est la boule ananas, et ainsi les maisonnées vont pouvoir s’orner de décorations de Noël ‘home made’ !
La maison de l’Espoir
Lorsque nous avons cherché des sponsors l’an passé pour éditer notre livre de recettes, Novotel a comme toujours répondu présent, et nous a indiqué un dispensaire, qui sous la dévotion d’un valeureux couple, secondé par des bénévoles, recueille des handicapés moteurs et mentaux. Ce jour-là donc, c’est emmenés par la navette du Novotel, chargée à bloc de riz, de farine, de couches et autres denrées, que nous allons leur rendre visite. Un poste de télévision (abandonné à cet escient par une famille récemment mutée ailleurs) et des vêtements, voilà notre obole. Novotel a confectionné en outre un magnifique gâteau en pain d’épices avec des guirlandes et des lumières, de la fausse neige… La visite est chargée en émotion, les malades sont agités par notre venue. Aussi nous ne nous attardons pas, mais je reviendrai soulager, ne serait-ce que pour quelques minutes, quelques uns de ces pensionnaires…
Jungmisan Ce jeudi-ci, la sortie hebdomadaire avec les Coréennes nous emmène dans une forêt à environ 1h 1/2 de Seoul en bus. Mais aujourd’hui, s’il est tombé la veille au soir quelques flocons en ville qui ont vite été balayés, dans la campagne séoulite, surprise, c’est tout blanc ! Nos guides nous prennent en charge pour une balade d’environ une heure, ponctuée d’arrêts auprès de telle ou telle essence d’arbre : celui dont les feuilles jetées dans l’eau endort les poissons et permet une pêche miraculeuse ; celui dont l’écorce trempée dans l’eau vire au bleu et était autrefois utilisée pour teindre les tissus ; le mûrier, dont les feuilles alimentent le ver à soie, mais qui si ingurgitées en quantité par l’homme, donne des flatulences, d’où son nom en coréen : pong et le surnom immédiatement donné par les françaises : l’arbre flageolet…A l’issue de cette belle virée (dont certaines chaussées de converses mal adaptées se souviennent !), nous sommes reçues dans un de ses restaurants coréens où multitude de plats est présentée, pour mon grand régal. Encore une sortie mémorable October 07 Pékin Sep 2007Du coup, avec Chusok, nous voilà avec trois jours d’inactivité forcée, alors, direction Pékin, 1h30 de vol. Pour ses 15 millions d’habitants, la ville s’étend sur 150 km (en long et en large) si bien que les gratte-ciel semblent ici bien moins élancés qu’à Shanghai. Ils sont d’architecture moins raffinée aussi, et les bâtiments officiels eux, rappellent les ‘messages’ du communisme relatifs à la nation : carrés, imposants, solides et forts… Notre hôtel est un de ces derniers bastions chinois qui échappent aux grues et bulldozers : une ancienne maison de maîtres sans doute, des bâtiments qui s’enchaînent autour de 5 petites cours intérieures, idéales pour un petit-déjeuner calme ou pour une lecture sereine…Nous sommes dans le quartier des hutongs, où les Mongols étaient installés par corporations, avec une citerne d’eau (d’où le nom hutong) dans chaque ruelle aux maisons basses. D’ailleurs, il y a aujourd’hui 3 toilettes publiques aux extrémités et au centre de chaque rue, et à en croire les personnes en pyjama avec seau hygiénique que nous avons croisées, elles sont largement utilisées...Si, JO obligent ?, les portes d’entrée et les murs extérieurs ont été repeints d’un bel effet (les unes en rouge brique et les autres en gris), la misère se laisse apercevoir par les portes entrebaillées…Pourtant le quartier est en plein travaux, on passe des canalisations énormes, et le vent vient ajouter la poussière à la brume (de beau temps ????) qui règne sur Pékin. Pourtant encore, ces ruelles s’arpentent avec délices à pied ou à vélo (nous n’avons pas osé la bicyclette, car avoir l’œil sur la carte et sur le trafic en même temps relève d’un pari qu’on n’était pas encore prêts à relever !). Elles vous emmènent autour des lacs Houhai et Qianhai, où cafés avec terrasses vous invitent à paresser dans de grands canapés aux couleurs fluo très kitch, à moins que vous ne préfériez un tour en pédalo en forme de cygne. Nous avons testé les massages en pleine rue : à la chinoise vaut bien à la coréenne, je suis sortie bien relaxée du haut (tête et dos un vrai délice), mais strumpf du bas (des bleus aux mollets !). Pékin, comme beaucoup de grandes villes, est bruyant et en mouvement. Les grandes artères sont larges, j’ai compté jusqu’à 6 voies dans chaque sens, dont l’équivalent de 2 voies était réservé aux vélos. Malgré tout, congestion sévère garantie matin et soir (qui a d’ailleurs failli nous coûter notre avion au retour !!). Ca klaxonne, ça s’invective. Au centre du carrefour un policier assure ??? la présence… A chaque coin du carrefour, un officiel à brassard gère les piétons et les vélos : pas très efficace, mais un petit job… Au milieu de tout cela, la vie s’active sur le trottoir : marchands ambulants, serveuses de restaurant sur le pas de porte, prêtes à accueillir le client, mamie dorlotant son petit-fils ou petite-fille, dont le pantalon fendu laisse entrevoir les fesses potelées (un moyen d’éviter les couches ?), client du coiffeur attendant la pose d’une couleur (l’échoppe est minuscule), vieux jouant aux échecs chinois, ouvrier assis sur les talons, le regard au loin, la cigarette à la bouche, espérant… la venue du patron sans doute… Notre première sortie, à tout seigneur tout honneur, fut pour la Cité Interdite. Nous l’avons parcourue du Nord au Sud (à l’inverse de ce qui se fait habituellement), profitant ainsi d’un calme plus relatif pour arpenter les cours et les jardins des bâtiments d’habitation, plus petits, mais malgré tout encore emplis des manigances et perfidies de la cour. Nous sommes frappés par le gigantisme des lieux, certains murs si longs qu’ils vérifient l’illusion de se rejoindre en perspective. Alors on marche, et à chaque cour, chaque bâtiment, chaque porte, on enjambe le marche pied : un vrai steeple-chase…Plus on avance vers le sud et plus les bâtiments se font grandioses, plus les cours se font majestueuses : nous approchons des endroits où s’est joué le politique, le faste et l’apparat. La foule se fait plus dense, et les derniers bâtiments, en réfection, ne se visitant pas, nous évitons les sempiternels vendeurs de pacotilles pour nous retrouver face à la célèbre place Tian anmen. De nouveau nous sommes soufflés de l’espace occupé. Les estomacs crient famine et pas le moindre estaminet à perte de vue. Nous marcherons donc encore, et c’est le ventre plein qu’on reprendra la route en direction du temple Céleste. La vieille ville chinoise aux alentours est sacrifiée, rasée par les engins, et à sa place vont s’édifier des tours d’appartements ou de bureaux. D’ailleurs la rue que nous voulons emprunter est bloquée et un pousse-pousse sauveur vient nous sortir de là pour nous emmener via des ruelles hautes en couleur vers l’entrée de notre temple. Bien évidemment, le prix négocié au départ n’est plus de mise à l’arrivée, mais nous resterons intraitables, et notre chinois repart furieux de n’avoir pu berner ces touristes… Le lendemain, c’est l’expédition : nous partons pour Mutianyu, avec une guide et 3 autres touristes. La sortie de la ville est un peu chaotique, c’est l’heure de pointe, mais le trajet nous fait passer dans de petits villages typiques, où nous aimerions revenir flâner. On voit ici sans doute une partie de la Chine profonde, pas d’eau courante. C’est la récolte du maïs que l’on égrène et fait sécher sur la route même, qui s’étale en un long ruban jaune, au mépris du trafic passant. Arrivés à destination, nous prenons le téléphérique (notre cabine est celle-là même prise par le Buddha vivant du Tibet en 1999 !!!!) pour monter à une des tours de la grande muraille. L’édifice qui s’étend sur toute la corniche et serpente au faîte de la montagne nous coupe le souffle. On a beau avoir vu des reportages, des photos, la réalité est stupéfiante : quel ouvrage de folie, quel exploit, quelle beauté…Nous parcourons un petit kilomètre praticable, ponctué de tours de guet, procurant aujourd’hui une fraîcheur appréciable, mais qui en hiver doivent être un maigre refuge contre le blizzard et la neige…Au faîte d’une série de marches vertigineuses, le sentier s’arrête, la muraille n’est plus praticable, envahie par les herbes. Nous faisons donc demi-tour. L’après-midi nous emmène dans une fabrique de bijoux de jade, puis le tombeau des Ming, édifice décevant, mais dont l’accès par une allée bordée de statues est une promenade agréable. Enfin, visite d’une fabrique de soie, avec défilé de mode ( !), pour nous qui avions vu Suzhou, capitale de la soie, à Noël, cela paraît fade (déjà blasés !)… Retour à Pékin, de nouveau, ou encore, bien embouteillé… Le lendemain est consacré au shopping : nous irons dans le quartier des antiquaires, puis celui des artistes, avec forces boutiques de pinceaux, pierre à encre etc. Une boutique de thé nous accueille pour nous offrir une petite pause salvatrice. C’est le 15ème jour de la 8ème lune, soit la pleine lune d’automne, et aujourd’hui on s’offre des moon cakes : gâteaux ronds fourrés à la pâte de haricots ou de dattes, nous en recevons à plusieurs reprises, goûter idéal pour notre Jimmy affamé ! Nous remonterons à pied dans les rues interminables, et passerons par le parc Beihai, son lac, sa pagode blanche, d’où après une raide ascension, nous dominerons toute la ville. Le soir, direction Wangfujing, artère piétonne animée, où sont concentrées toutes les marques occidentales. Mais dans une des artères perpendiculaires, nous dégusterons le fameux canard laqué (Beijing Duck), qu’on découpe devant vous (nous avons même son certificat de naissance et son pedigree !!!), et qu’on roule dans de petites crêpes de riz, agrémenté de bâtonnets de concombre, céleri et oignon vert et d’une sauce à la prune. Le challenge est de trouver un taxi pour remonter à l’hôtel : - les avenues sont larges et la voie réservée aux vélos ne leur permet pas un arrêt facile, - il me semble qu’il y en a moins qu’à Shanghai, où il suffit de lever le bras, même quand il pleut ! et le tour est joué ; à Pékin, on les guette un moment, - plusieurs taxis libres, ont refusé de nous charger (peur des occidentaux ?, barrière de la langue ?) : ça promet pour les JO !!!! - enfin, quand on en a un, il n’est pas garanti qu’il veuille nous emmener : un taxi ne sachant pas lire la carte de l’hôtel, pourtant en chinois, nous a fait descendre… Dernier jour, déjà : aujourd’hui, temple des lamas. Notre longue marche est récompensée, le temple est magnifique et les buddhas tellement gigantesques (un de 18 m) qu’ils sont dans le Guiness… Retour à l’hôtel à 4h30, nous avons commandé un taxi pour 5 :00, mais embouteillages obligent, il n’arrive qu’à 5 :30. La première heure et demie nous scotche littéralement sur place, la tension monte, avec 4 heures de marge sur le départ, on va finir par rater notre avion. Notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais, même Korean Airlines lui est étranger. Mais il aura appris que les « Go ! Go ! Go ! », assortis d’un mouvement de la main, signifie « avance » ! On évite de justesse le terminal domestique où il se dirigeait diligemment, et on arrive finalement, hors de nous, juste 1h avant le décollage : ouf ! Adieu Pékin, et ses vestiges historiques incomparables, mais les gars, il va falloir faire quelque chose pour les touristes de vos JO !!!
Chusok 2007Comme déjà expliqué, Chusok est une des plus grosses fêtes de l’année, où chacun va dans sa famille rendre hommage aux ancêtres. C’est l’occasion de distribuer des cadeaux : en offrande aux ancêtres précisément, en cadeau aux parents, amis, gardiens d’immeubles, employés, etc… Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ce que certains reçoivent avec bonheur : une caisse de boîtes de thon, ou des champignons, voire carrément des poissons séchés, le tout atteignant des prix piuyvant aller jusque 1500 euros la caisse… Pour passer commande, asseyez-vous, on fait la livraison !
September 08 Australie-Carnet de voyageSydney Dès l’aéroport, on sait où on est : de gigantesques « G’Day » nous accueillent (ils n’ont pas poussé jusqu’à ajouter ‘mate’ ou ‘buddy’, comme on l’a si souvent entendu par la suite !), et sur le tapis de livraisons de bagages on voit beaucoup de planches de surf récupérées par des gens de tout sexe, tous âges et toutes dégaines, mais tous bronzés !!! On pourrait s’attendre à une grosse ville, ce qui surprend en quittant l’aéroport ce sont les jardins et espaces verts que l’on traverse. En fait, hormis les quelques gratte-ciel du centre avec la Sydney Tower, quelques monuments victoriens, le reste de la ville s’étale alentour avec de petites maisons types colonial et de petits bâtiments. C’est une ville de marins, l’eau et les bateaux sont omniprésents. Dès la première journée, on s’aperçoit que par rapport à notre carte, nous avons déjà sillonné pas mal de la ville. De notre hôtel situé à Potts Point, via Woolloomooloo, à travers le reposant Royal Botanic Garden jusque Mrs Macquaries Chair (d’où la femme de ce gouverneur aimait contempler la vue, on ne la blâme pas !), puis le long de Farm Cove vers le fameux Opera House, qui après avoir été vu tant de fois en photo et en reportage prend ici soudain une autre dimension : on y est ! Un morceau rapidement avalé à Circular Quay, puis passage aux Rocks, quartier animé et sympa, et on redescend via George Street, rue finalement banale de magasins aux marques internationales, vers la Galerie Victoria, enfin, retour à l’hôtel. Le lendemain, la balade de Bondi Beach jusque Coogee Beach, nous fait prendre un sentier de randonnée longeant plages et côte découpée, qui enchante le regard à chaque détour et où échevelés par le vent, nous observons les surfeurs courageux lutter contre le courant et attendre ‘la’ vague…L’après midi, c’est shopping à Kings Cross (ce sont les soldes d’hiver !!!), pour finir à China Town. Il fait beaucoup plus frais que les 21° du premier jour, mais pas moyen de se réchauffer dans les pubs stricts : Jimmy n’est pas majeur, ils ne peuvent donc nous servir, même si nous sommes avec lui et même si nous ne prenons pas d’alcool ! Heureusement, dans le quartier espagnol, ils sont un peu moins regardants et Jimmy pourra finalement siroter son DietCoke … Le troisième jour nous emmène dans les Blue Mountains, où nous visitons une ferme (en fait un mini zoo, très bien fait) et faisons connaissance avec les vedettes du pays : koalas, kangourous, casoars, et d’autres gentilles bestioles : l’Australie se targue d’avoir les espèces les pires au monde : serpents et araignées mortels, crocos d’eau douce et de mer, requins, méduses mortelles : plus trop envie de me baigner, moi ! Ensuite nous allons essayer le boomerang dans un champ, de vrais trappeurs ! Puis on attaque le Canyon vertigineux, avec les Three Sisters, les cascades et les légendes aborigènes qui rôdent autour de ces éléments naturels. Après une belle ballade dans la rain forest (forêt tropicale), la remontée avec le train qui servait aux mineurs de charbon vous coupe le souffle : la pente est à 52 °, émotion forte garantie ! Retour à Sydney, sur Darling Harbour, après une courte visite au village olympique, où le gouvernement essaie de transférer une partie de ses administrations. Pour notre dernier jour, il bruine, nous trouvons donc refuge au Musée de Sydney, puis au Musée maritime, très intéressant et riche en informations et anecdotes sur ce peuple de marins !
Centre Rouge : Alice Springs – Darwin 1700 km Vu d’avion, c’est rouge le centre rouge et on voit bien qu’on va atterrir au milieu de nulle part. Effectivement, le tour d’Alice Springs est très vite fait ; aussi passe-t-on un moment au musée des reptiles, où nous sont données des informations utiles et où nous avons l’occasion de connaître de plus près certaines espèces. C’est dans cette ville que nous croisons les premiers aborigènes, au visage marqué et à la peau très noire. Difficile de les aborder, selon leurs coutumes ancestrales ils évitent le regard et n’aiment pas être photographiés… Pendant 3 jours, nous allons faire partie d’un groupe d’une vingtaine de personnes (Suisses, Anglaises, Espagnoles, Allemands, Japonaises et même une Coréenne) sous la houlette de notre super guide Canadienne Jayme pour découvrir Kata Tjuta et sa Vallée des Vents, le fameux rocher monolithe Uluru, qui prend au coucher, comme au lever du soleil, cette couleur rouge inimitable et Kings Canyon aux gorges vertigineuses. Le soir, c’est feu de camp, tentes, swag pour les garçons (un matelas épais à même le sol, recouvert d’une toile étanche dans lequel on insère le duvet, chaleur garantie : de vrais aventuriers !). Au milieu des étoiles filantes, on apprend à repérer la Croix du Sud, l’équivalent de notre Grande Ourse…Le groupe est super sympa, les longs trajets dans le bus sont animés : musique du folklore australien ou carrément plus pop à fond, jeux et devinettes, les kilomètres passent vite et les adieux au bout de 3 jours sont tristes… Puis re-départ, avec un deuxième groupe, les Suisses, une Japonaise et les Espagnoles sont encore du voyage et c’est tant mieux, pour couvrir la distance Alice Springs – Darwin (1700 km), avec passage du tropique du Capricorne, découverte de Devils Marbles et ses rochers équilibristes. Le premier soir, l’arrêt est encore un camp non loin de Tennant’s Creek : Banka Banka station (traduire ranch) de 12 000 km², 60 000 têtes de bétail, et 20 jackaroos (cow-boys), dont la vie hallucinante nous est tracée par la propriétaire à l’aide d’un diaporama étoffé de ses commentaires hauts en couleur et bourrus… Dur dur, on est loin des cités !!! Le lendemain c’est encore beaucoup de route, avec passage à Elliott : 300 habitants, 2 cafés : un pour les noirs, un pour les blancs. On commence à comprendre que les 2 communautés ont du mal à se mêler…Tout au plus cohabitent-elles… Le gouvernement redonne petit à petit quelques terres aux aborigènes, notamment les parcs naturels, dont ils deviennent cogérants… Le midi, l’arrêt est à Daly Waters : vraiment fou d’habiter ici avec le plus proche voisin à des centaines de kilomètres, d’ailleurs la déco de l’endroit est à l’image : bien décalée aussi ! Plus nous allons vers le Nord, plus il fait chaud, et plus les arbres se font grands, proportionnels d’ailleurs aux termitières ; et plus l’herbe rase fait place aux herbes folles. A la source de Mataranka, c’est carrément les palmiers qui nous accueillent et l’eau est délicieuse (en dépit du serpent – inoffensif soi-disant, mais sur le coup on n’est jamais bien sûr !!! - qu’on y a rencontré !). A Katherine, nous explorons les gorges en bateau, tandis que de plus aventureux le font en canoë ou en hélico ! Puis encore de la route, et c’est Edith Falls, encore une baignade magnifique, mais là l’eau est très froide… Et puis voilà Darwin, avec ses faubourgs, ses publicités, ses avenues, ses parkings, ses malls, ses bars : retour à la ville…que nous explorons le long de l’esplanade pour découvrir une mer superbe…Au coucher de soleil, le marché nocturne de Mindil Beach offre vue imprenable et ambiance garantie.
Kakadu A 300 km de Darwin, nous voici dans le parc des billabongs : petits lacs laissés par les inondations qui ont lieu régulièrement à la saison des pluies. Plusieurs sentiers nous les font découvrir en ouvrant l’œil, car la faune est riche (gare aux crocos), il fait cette fois très chaud. Pour visiter Arnhem Land, accompagnés d’un aborigène, nous retrouvons une Japonaise de notre premier groupe : this is a small world ! Ici, la montagne sert d’école, de terrain d’expression artistique et même de refuge aux populations aborigènes en cas d’inondation ou de cyclones, comme si rien n’avait changé depuis des siècles. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec cette saga des Enfants de la Terre de Jean M Auel…De retour à Darwin, les cris stridents des perroquets et le frou-frou de l’envol des pélicans nous manquent déjà…
Cairns / Port Douglas Darwin – Cairns, 2 h de vol. Il faut savoir que certaines compagnies de location de voiture exigent votre permis international et aussi le national, question qui ne s’est même pas posée à Darwin, on a failli se faire piéger….Mais tout va bien et nous voilà filant vers Port Douglas, petite ville balnéaire… Tout fait penser aux Antilles : la montagne et la forêt tropicale, la mer, les plages de sable blanc, les énormes nuages accrochés aux sommets des montagnes et qui jouent avec le soleil… La route qui mène au Nord, vers Cape Tribulation est splendide, gare aux casoars qui traversent inopinément ! Le clou du séjour est une excursion à la Grande barrière de Corail pour faire du snorkeling (masque et tuba). Le gros bateau nous y mène en 2 heures et nous ferons 3 spots, dans une eau à 24°, allant crescendo dans la diversité, les couleurs et dans l’émotion (à vous couper le souffle, mais attention à la tasse !). Une petite journée de farniente, piscine, plage pour clore le séjour, et c’est le retour sur Sydney pour revenir à Séoul (pas de vol via Cairns !).
Il reste encore beaucoup à découvrir de ce pays, dont nous garderons en tête les villes à taille humaine, la diversité des paysages rencontrés, l’énormité des distances, les gens cool, les vues époustouflantes… Nous n’avons pas tout fait, loin s’en faut, mais pour moi, on y retournera ! August 09 De l'eau, comme s'il en pleuvaitRetour au ‘pays’. Arrivés à l’aéroport, on se fait la réflexion que bizarrement il ne pleut pas, chaud et humide certes, mais pas de pluie. On ne perd rien pour attendre ! A peine arrivés à la maison, les valises à peine ouvertes, voilà qu’il pleut … dans la cuisine, juste à la bordure du placard, le plafond flèche un peu et l’eau coule en filet continu. Le seau prend vite du service et on appelle le gardien. Le voisin du dessus est absent, mais l’expert passera demain à 6 heures. Au bout de 10 minutes, la fuite s’arrête, le seau est presque plein, ouf !… Le lendemain, Michelle, une de nos amies coréennes vient nous tenir compagnie pour attendre le plombier ; on attendra jusque 7 heures 15, après bien des coups de fil, d’une véhémence toute coréenne, qui ne cesse de me surprendre, pour insulter le retardataire. Le rendez-vous est pris pour commencer les travaux le lendemain 9:30. Ca ne me laisse pas beaucoup le loisir de récupérer de mon décalage horaire, mais tant pis. Levée de bonne heure pour lancer une lessive, prendre le petit-déjeuner tranquille et me préparer pour éviter une visite avancée (ça s’est déjà vu) qui me surprendrait en pyjama…à 10 :30, lassée de l’attente, je finis par appeler Michelle à la rescousse : où sont les ouvriers ??? Enquête faite, ils arrivent dans 20 minutes…Je suppose qu’elle les a encore invectivés comme elle sait le faire… Entre temps, dehors ce sont des trombes d’eau, orage et tout, qui font résonner les gouttières…Ma lessive ne va jamais sécher ! Et voilà Romain qui émerge de sa chambre en m’annonçant que sa clim fuit et qu’il pleut sur son lit ! Re-coup de fil à Michelle, les gars de la maintenance LG sont là dans la demi-heure avec chatterton et silicone et réparent le tuyau à embout récalcitrant… Finalement, après s’être affairé dans l’appartement du voisin du dessus, mon plombier vient chez moi en délégation, flanqué du voisin et du gardien. Je comprends à leurs gestes qu’ils veulent démonter et tirer le placard pour avoir accès au plafond. Seulement voilà, toutes vis ôtées, il a l’air bien fixé (comment ?) et ne bouge pas d’un pouce, en dépit des gestes brusques qui me font penser qu’ils vont tout arracher…Je suggère doucement qu’on démonte le plafond du placard : ah ! oui, tiens il y a des vis et une fois retirées, le plafond bouge… Nouveau hic, il y a aussi des vis latérales, et elles sont inaccessibles, car le placard est bel et bien encastré. Qu’à cela ne tienne, quelques coups de poing violents (à la coréenne) et mon plafond vole en éclats, vis latérales arrachées. Cette fois on a accès à un trou béant dans le plafond, près du mur du fond, et je susurre au plombier que l’eau ne coule pas à cet endroit là, mais bien en avant de ce trou. Qu’importe, il fait passer son tuyau dans le siphon du fond et ne remarquant rien d’anormal décide de faire un test. L’eau est mise, et voilà, il pleut un filet gros comme mon doigt dans la cuisine, à 30 cm de l’endroit investigué, et pile poil à l’endroit de notre première fuite, au milieu de débris de plafond arrachés, dans la boîte à outils, et devant un plombier hébété, qui se reçoit la flotte dessus, sans avoir même le réflexe d’y mettre le seau qu’il a sous son nez ! Imaginez le tableau ! Ma cuisine ressemble à la chaîne humide de Pontarlier (les initiés comprendront) : le plafond ça se désagrège dans l’eau et le siège sur lequel se perche le plombier, comme le sol, comme les parois des placards et le dessus de la cuisinière, est dans un bel état ! Ajoutez à cela mes 2 badauds de voisin et gardien, qui viennent régulièrement patauger aussi…Ils ont beau se déchausser à l’entrée, c’est peine perdue ! Je n’en peux plus de toute cette eau, la coupe est pleine, et la fatigue aidant, je pleurerais bien, mais ça ne ferait qu’empirer la situation … Michelle et Claire viennent faire l’état des lieux, il faut mettre la clim pour accélérer le séchage, pendant que le plombier répare le bout de tuyau qui fuit. Puis il faudra reposer du plafond et refaire les peintures. Comment remettre le dessus de mon meuble arraché ? On n’en est pas encore là. Et on part bientôt en vacances !!! Pour l’heure, prenons les choses comme elles viennent, j’ai un dîner ce soir à 20 heures, il n’en est que 17 :00, tout n’est pas perdu !!! Bien qu’épuisée, je crois bien que c’est du vin que je vais boire ce soir à table !!!! May 24 Festival des lanternesCette année l’anniversaire de Buddha tombe le 24 mai et a donné lieu ce week-end à de nombreuses réjouissances.
Tous les temples s’affairent à préparer fleurs et lanternes en papier, qui, accrochées avec un petit vœu, parent les esplanades d’un dais multicolore. Nous sommes allés à Dongdaemun (grande porte de l’Est), réputé pour son marché et son stadium, où doit justement se dérouler le festival Il y a foule, des cars entiers déversant les touristes venus avec leur lanterne assister aux réjouissances. Partout des femmes en hanbok, costume traditionnel, indiquent où doivent se rendre les délégations pour s’installer au stade. On nous place tout en haut, et on nous donne un programme de couleur jaune, ainsi que des casquettes à longue visière de même couleur. Chaque portion du stade a une couleur différente. Nous avons même droit à 2 bouteilles d’eau (service !). En bas, sur le stade, c’est l’effervescence des préparatifs avant la représentation. Une chorale en hanbok aux couleurs tricolores bleu blanc rouge de la Corée (eh ! oui, il n’y a pas d’exclusivité !) se tient au pied de la tribune réservée aux officiels. Ceux-ci apparaissent : les prêtres au crâne rasé dans leur robe grise (ni noir, ni blanc, ils ont atteint l’équilibre…) réhaussée d’une toge brique ou rouge, voire safran (probablement fonction de leur rang) prennent place, suivis des huiles locales, en costume plus formel, accompagnées de leurs épouses en hanbok coloré. La parade commence, chaque temple ayant envoyé une délégation de fidèles, rivalisant de couleurs et d’harmonie. Un immense dragon est là aussi, soutenu par une vingtaine d’hommes. Lorsque tous les groupes ont pris place autour du stade, un animateur au micro sonore les appelle et ils s’élancent alors au centre pour effectuer leur numéro dans une chorégraphie chatoyante. Ensuite, c’est notre tour : des ’guides’ démontrent les mouvements simplissimes à effectuer avec notre programme de couleur (en haut, en bas, à droite, à gauche et on recommence !) et tout le stade s’anime : les bleus, les jaunes, les verts, etc…pour finir dans une hola gigantesque, c’est bon enfant, il règne joie et bonne humeur. Nous partons avant la fin du spectacle, angoissée que je suis à l’idée de devoir quitter cet endroit bondé d’adjumas qui jouent des coudes et vous bousculent pour faire prévaloir leur rang et leur droit au passage ! Et encore, nous on a deux têtes de plus qu’eux dans la foule !!!
Direction Insadong, que nous rejoignons à pied, les rues étant tranquilles, car fermées à la circulation pour laisser passer le cortège qui partira précisément de Dongdaemun pour rejoindre le temple Jogyesa. Arrivés au parc Tapgol, la foule est déjà dense. Des stands permettent aux touristes de fabriquer de petites lanternes. Nous rencontrons beaucoup de nos compatriotes, jouant les badauds en famille, comme nous, avec les appareils photos. Le premier char arrive et c’est un défilé incessant pendant presque deux heures de toutes les délégations que nous avons vues sur le stade avec chacun leur lanterne éclairée. Quel spectacle ! Un participant heureux nous fait partager sa joie et nous fait cadeau de sa lanterne, que nous ramènerons à la maison comme un trophée, témoignage de cette belle fête, joyeuse, chatoyante et chaleureuse… May 16 JaponOn poursuit sur la Zen attitude et on va la chercher aux sources : une semaine au Japon, 3 jours à Tokyo, puis Shinkansen (TGV) pour rallier Kyoto, 3 jours à Kyoto et re Shinkansen sur Tokyo pour le vol retour sur Séoul. Que les pros du Japon me pardonnent, je ne livre ici que mes impressions de néophyte, s’il y a des incohérences, merci de me pardonner… A l’arrivée à Tokyo, il a plu. Nous prenons un taxi qui nous emmène à notre hôtel, situé dans le quartier de Shinjuku. L’autoroute est surélevé, à peu près à hauteur du troisième étage des immeubles, on voit le faîte des arbres. En contrebas, d’autres routes sont sillonnées de voitures également : on n’est pas si loin du Cinquième Elément de Besson, finalement ! Dans les tunnels, les tuiles vernissées jaunes qui tapissent les parois ont connu des jours meilleurs. On arrive à l’hôtel, les gratte-ciels sont bien là, tels qu’on les imaginait, nous sommes juste en face de la mairie de Tokyo, deux gigantesques immeubles à l’architecture originale. Le lobby de notre hôtel est au troisième étage, le petit-déjeuner se prend au dernier étage, au 25ème, vue imprenable ! Dès le premier soir, nous sortons dans le quartier. Fidèles aux images que l’on a pu voir ici et là, les rues sont toutes en néons, qui s’affichent en ribambelles verticales et multicolores. Une foule dense se presse sur les trottoirs, insensible au grelot des sonnettes qui annoncent les vélos, circulant eux aussi sur le trottoir. Bizarrement, il n’y a pas de heurts, à croire, que comme dans les mangas ou les dessins animés, les « héros » ont un bouclier magique qui les protège ! Devant les pachinkos, le bruit est assourdissant : les accros sont chacun devant un jeu électronique, dans un isolement et une indifférence totale, concentrés sur leur console pour gagner des billes, qui leur rapporteront des lots, les jeux d’argent étant interdits au Japon…Sur le trottoir, des vendeurs vantent au micro les dernières trouvailles électroniques, afin de nous attirer dans leurs magasins s’étalant sur plusieurs étages. Badauds, nous comparons les prix et si le change est aujourd’hui attractif, malheureusement, tout est en 110 Volts, alors on ne craquera pas ! Le premier repas se fera debout autour d’un comptoir où, sur une feuille de bananier, de délicieux sushis, préparés par les maîtres devant vous, sont déposés à votre demande. Pour nous, barrière linguistique oblige (Didier on a pensé à toi !) nous nous contenterons de désigner du doigt le contenu de ce que dégustent nos divers voisins et franchement, on n’a pas été déçus ! Deuxième jour : Alain m’emmène à Asakusa. On prend le métro. La gare de Shinjuku s’étale sur plusieurs étages, il y a les lignes de métro, les lignes Japan Rail (JR) et d’autres encore… On finit par trouver notre itinéraire sur une carte de métro « bilingue » (les stations sont traduites dans un langage que nous lisons…), nous prenons notre billet à une machine et nous voilà partis. Escaliers, escalators, nous nous engouffrons dans un dédale de couloirs tous aussi bondés les uns que les autres. C’est précisément dans le métro que nous rencontrerons notre « premier kimono » ! A Asakusa, le temple est bondé, nous sommes en pleine ‘Golden Week’, les Japonais aussi sont en vacances… Portés par la foule, on ne profite même pas de la longue allée d’échoppes de souvenirs. A l’entrée d’un temple, il y a toujours de l’eau avec de petites louches pour se rincer les mains et la bouche afin de pénétrer dans l’enceinte purifié. De même, un petit fourneau accueille les bâtons d’encens et chacun se presse autour pour attirer la fumée purificatrice sur lui. Devant le temple, les pèlerins frappent soit un gong pour attirer l’attention du dieu invoqué, soit frappent deux fois dans leur mains avant de s’incliner et d’offrir leur prière après avoir déposé quelques pièces dans les réceptacles prévus à cet effet. Plus loin, des racks accueillent les vœux : petits papiers noués sur une cordelette, planchettes de bois gravées, cela varie…Autour du temple, de petits bâtiments tout aussi pittoresques sont délaissés des touristes japonais et nous pouvons errer à notre aise dans ces endroits charmants. Nous délaissons la foule et nous acheminons à pied vers Ueno pour profiter de la fraîcheur et du calme relatif de son parc : il y a encore beaucoup de visiteurs, dont nombreux évoluent sur le lac dans des pédalos jaune fluo en forme de cygne, très kitch !… Plus sérieusement, la visite du Musée National vaut franchement le détour (estampes, armes et armures, kimonos,…). Le jour suivant, nous allons visiter le Palais Impérial, immenses esplanades désertes traversées par des groupes de touristes suivant le drapeau haut levé de leur guide. Le jardin est agréable, sans plus, et les bâtisses ne se visitent pas…La taille rustique des gigantesques rochers composant les murailles du Palais contraste avec la modernité des buildings de bureaux qu’on aperçoit tout autour. Puis direction Ginza : le mondialisme reprend le dessus : Vuitton, Dior, Shiseido, Cartier, etc… ils sont tous là, dans une débauche d’enseignes accrocheuses, qui de nuit, livrent du Japon d’autres clichés qu’on lui connaît…Le théâtre traditionnel kabuki semble ici faire un clin d’œil anachronique…Nous passerons du temps dans cette papeterie renommée, où même emballer les paquets devient un art ! Petit détour dans le quartier de Golden Gaï, où les ruelles étroites abritent nombre bars, mais à l’heure où nous passons, le quartier est encore « éteint ». La soirée se terminera à Shibuya, quartier jeune et animé : agoraphobes s’abstenir, au moment de traverser la rue, 2 foules s’affrontent, et parfois même en diagonale, mais nous déployons nos ‘boucliers’ et tout se passe très bien…Nous sommes tellement surpris par les Lolitas qu’on n’aura même pas l’audace de les photographier : imaginez une barbie avec des couettes, hypermaquillée (faux-cils, pommettes roses, fausses larmes, bouche glossy), une robe rose à volants et jupons serrée à la taille, manches ballons, chaussettes au dessus du genou assorties et chaussures vernies roses à talons hauts et brides sur le dessus…A côté, un jeune au jean déchiré, cheveux à l’Iroquois gélifiés en piques jaune orangé, piercings… Le lendemain, promenade au parc Shinjuku, un havre de paix, des détours d’allées surprenants par ce qu’ils offrent au regard : les essences d’arbres, la disposition des massifs, les associations de couleurs, tout nous fait oublier qu’il commence à pleuvoir et qu’il est temps de rejoindre la gare de Tokyo pour prendre notre train jusque Kyoto…. A l’arrivée du train en gare de Tokyo, une femme en uniforme rose se poste devant chaque voiture et procède à la préparation du wagon : faire pivoter les sièges à 180° pour qu’ils soient tous dans le sens de la marche, changer les appuie-tête, ramasser les derniers papiers oubliés par de rares voyageurs peu civiques, nettoyer les accoudoirs et assises de fauteuils… Nous sommes prêts à nous installer : pour les habitués du TGV, rien à redire au Shinkansen, rapide, efficace…2 heures 20 pour rallier Kyoto, en une traversée ininterrompue de villes, usines, parfois une rizière ou un potager, un aperçu sur la mer… A Kyoto, nous logeons dans un ryokan : une auberge typiquement japonaise, où toutes les portes recouvertes de papier coulissent sur elles-mêmes, ajoutant à l’endroit un petit air feutré et mystérieux : pour un peu on guetterait l’ombre d’un samouraï planqué là quelque part…Notre ryokan est dans le parc Maruyama, adossé à la montagne, au milieu des arbres et des bambous. Les cris des crapauds et des singes meublent le silence de la nuit. De retour le soir, le délice est dans le bain japonais : après une toilette complète aux douches mises à disposition, on se plonge dans une cuve remplie d’eau à 45° : un bonheur pour les mollets durcis par nos marches prolongées ! De notre ryokan, nous descendons à pied pour atterrir au milieu du sanctuaire Yasaka Jinja, au tori (porte d’entrée) gigantesque et orange vif. Nous sommes à Gyon, les ruelles, de part et d’autre de la rue commerçante, éclairée par des lanternes de papier rouges, abritent des maisons basses à un étage, toutes en bois, derrière lesquelles on imagine les rendez-vous mystérieux donnés aux geishas, apparitions magiques et d’une autre époque, que l’on voit sortir des taxis et circuler à petits pas : le kimono est étroit et les socques ne semblent pas bien stables…. Passé le pont, nous sommes à Pontocho, quartier plus touristique, dont les terrasses des restaurants surplombent le fleuve. Kyoto recèle plus de 1600 temples et sanctuaires, la sélection fut rude, et l’émerveillement est allé crescendo. Le Palais Impérial ne se visite que sur autorisation, et s’il ressemble en certains points à celui de Tokyo, il est à échelle plus humaine et moins austère, grâce à ses jardins plus travaillés. Le château de Nijo nous plonge dans la vie du shogun (seigneur) et de sa cour, on parcourt les pavillons sur le fameux parquet au Chant du Rossignol du Clan des Otori : on ne peut y marcher sans générer un léger grincement qui prévient l’arrivée de tout visiteur importun. Le pavillon d’Or ne vaut, selon moi, pas celui d’Argent, dont les jardins somptueux vous coupent le souffle à chaque détour des allées, tant l’harmonie des couleurs, les différents tons de verts des arbres, l’entretien des mousses, le jeu des essences, la disposition des arbustes et des arbres, les tracés sablonneux des jardins zen, la courbure des ponts, la position des rochers, les forme et place des pavés dans les allées, tout semble si naturel et pourtant tout est tellement étudié… Tout appelle la réflexion, le recueillement, la plénitude… Il en est ainsi de ce jardin zen de 15 rochers du temple Ryoan ji, qui permet au visiteur, d’où qu’il se trouve, de n’embrasser du regard qu’un maximum de 14 pierres, preuve s’il en est qu’on ne peut jamais tout maîtriser (… méditation…Chut !!!). Que dire aussi des temples tels Chion In aux portes colossales, de celui de Sanjusangendo, aux mille statues, plantées là, telle une armée bienveillante derrière les 28 divinités bouddhistes…Kyomizu, avec sa pagode, ses terrasses surplombant la ville (et ses très nombreux fidèles…). Nanzen Ji et ses jardins envoûtants,… J’en passe et il en reste encore à découvrir et à voir, il faudra revenir…Kyoto, c’est certain, jouit d’un savoir-faire-valoir, engendrant le savoir-être et le bien-être tout simplement… La zen attitude passe sans aucun doute ici…En tout cas, je l’y ai rencontrée… De retour à Tokyo, nous passons la soirée dans le quartier Roppongi et notre dernière journée au parc Yoyogi. Le jardin d’iris n’est pas encore fleuri, mais le sanctuaire Meiji Jingu, au magnifique tori de bois, célèbre ce jour là plusieurs mariages et nous avons droit, dans la gigantesque et harmonieuse cour, à l’atmosphère si sereine, à un véritable défilé de mode : kimonos et coiffures savantes, tenue des prêtres, cérémonial… Le présent comme le passé, la foule dynamique, le modernisme provoquant, les architectures audacieuses, les néons multicolores, le look déjanté de certains jeunes, le dépouillement de l’ikébana, le goût du détail, la ferveur des pèlerins, le poids ancestral de l’histoire, le respect des traditions, le recueillement, tout le Japon d’aujourd’hui était là… May 06 "Les cerisiers sont blancs..."Enfin, pas vraiment, Monsieur Bécaud, ici il y en a des roses, des blancs, des presque rouges, des ‘normaux’ et des pleureurs, bref, c’est un vrai festival. Les gens se déplacent de loin pour venir dans les endroits stratégiques réputés. A Séoul, c’est l’île de Yéouido, entre autres, qui est connue pour cela, fermée à la circulation pour accueillir les 2 millions de visiteurs annuels à cette époque. Nous y sommes allés un samedi après-midi avec Jérémie (Alain était en déplacement) et il régnait une atmosphère de foire : les gens avaient déployé leurs couvertures isolantes sur lesquelles ils s’installent en famille pour pique-niquer le long des bords de la Han, il y avait de la musique, des petits stands de beignets fourrés au poulpe ou à la purée de haricots rouges, ou autres délicatessen comme les larves de ver à soie…Nous on a préféré les petites madeleines à base de patate douce ! C’était bon enfant de voir les gens secouer les branches pour obtenir une pluie de pétales. Au Japon on appelle la fleur de cerisier, fleur du samouraï, car elle s’envole avant même d’être fanée (à méditer !…) Et puis les feuilles ont fait place aux fleurs et le printemps est arrivé…. March 27 A l’Est, du nouveau…Nous avons un vrai week-end complet et en amoureux qui plus est : Jérémie est en classe de neige. Nous décidons donc de partir explorer l’Est de la Corée. Alain connaît déjà, puisqu’il a eu l’an passé de longs week-ends solitaires à meubler en attendant notre venue…
Départ samedi matin, sous une pluie battante. Nous mettons deux heures pour faire les 48 premiers kilomètres et on nous annonce maintenant une heure pour les 40 suivants. Nous sommes d’une humeur exécrable, prêts à faire demi-tour. Toutefois, c’est impossible, l’autoroute d’en face est coupée, il y a dû avoir un carambolage sous le tunnel, laissant sur place des kilomètres et des kilomètres de voitures que nous croisons avec compassion. Nous voilà donc forcés de poursuivre notre propre galère. Finalement, le trafic s’éclaircit, en revanche le brouillard, lui, s’épaissit, on n’y voit plus à 30 m ! Et puis, là aussi, la persévérance paie : à 80 km de notre point de chute, incroyable, grand beau ! Et là sous nos yeux s’étale la mer et ses superbes plages de sable. Cependant, Corée oblige, celles-ci sont entourées de grilles surmontées de barbelés, ça tue un peu le romantisme…
Notre hôtel à Naksan Beach a une vue imprenable. Juste à côté, le Naksansa (ceux qui suivent auront traduit temple de Naksan), ravagé par des flammes accidentelles il y a deux ans, est en pleine reconstruction. Comme d’habitude, les moines savaient choisir leurs endroits…
Un petit tour à Sokcho, rien d’extraordinaire, si ce n’est la côte pour y aller, et là encore une belle plage et un port de pêche. Au retour, arrêt à Daepo, endroit pittoresque pour toutes ses petites échoppes où on vend fritures, coquillages (vous les choisissez, on vous les fait braiser au barbecue devant vous), poissons frais (désignez le vôtre et dix minutes plus tard vous avez un sashimi fraîcheur garantie). En cette morte saison, nous sommes pratiquement les seuls occidentaux parmi une foule de coréens en famille, surpris de nous voir commander la « meountang » (soupe épicée), comme eux ! Un vrai régal, et un vrai sentiment d’insertion en Corée profonde…
Dès le lendemain, on fait 20 km et changement de décor : cette fois c’est la montagne, Soraksan, haute et majestueuse. Le téléphérique est arrêté : le vent est trop violent. Malgré tout, les bus déversent leurs marcheurs qui s’engouffrent sur les nombreux sentiers balisés, non sans avoir recommandé leur journée au gigantesque bouddha qui semble superviser les départs. Nous suivons nous aussi un sentier, en direction de Ulsan Bawi, longeant d’abord le torrent, puis s’élevant dans la montagne, nous arrêtant au passage dans le temple de Sinheung. La balade est superbe, comme toutes les randonnées qu’on a pu faire jusqu’alors…Nous croisons en chemin des porteurs : c’est à dos d’homme que se fait la livraison au temple qui est encore plus haut. Nous on s’arrêtera à l’ermitage de Gyejo, où un moine est venu se réfugier an 650 avant ou après JC (je ne sais plus, mais quand on en est là, 650 ans de plus ou de moins, on ne compte plus !) pour venir méditer. L’endroit, effectivement, laisse rêveur…
Il faut songer au départ. L’angoisse monte au fur et à mesure qu’on se rapproche de Séoul, mais en dépit d’un trafic dense, nous ne connaîtrons pas la galère de l’aller, ni celles narrées par des amis rentrés à 3h du matin chez eux…
A refaire donc, car on en a bien sûr laissé pour une fois prochaine !
March 10 Jeju DoDo, en coréen signifie île, donc vous avez deviné, c’est de l’île de Jeju, tout au sud de la Corée, dont je vais vous parler, destination réputée pour ses honey mooners, un petit peu le Hawaï coréen. Nous sommes fin février, et en morte saison. Mais dès l’arrivée à l’aéroport, on sent déjà que nous sommes sous d’autres cieux : le soleil est plus chaud, on tombe les anoraks et la luminosité est plus intense, on sort les lunettes : nous voilà tout à notre mission, de vrais touristes… Pour récupérer la voiture de location, pas la peine de chercher dans le hall de l’aéroport, rendez-vous sur le parking, où tous les loueurs ont installé leur stand… qui dans un minibus, qui un gros 4x4 ou autre véhicule à l’effigie de leur logo : original ! On dirait un peu l’alignement des différentes équipes d’un départ de rallye ! Sur la route qui nous mène du Nord au Sud de l’île (environ 50 km), on longe forces golfs, mais aussi des plantations d’orangers. Jeju est réputée pour ses oranges et clémentines, au goût sucré. Parfois les parcelles se transforment en plantation de thé ou encore de figues de barbarie. Des haies entières de camélias fleuris nous accueillent et les magnolias sont en fleurs. Jeju est une île volcanique, le pic du Mont Halla culmine à 2000 m environ et dans le parc national qui l’entoure, de nombreuses randonnées s’offrent au visiteur. C’est d’ailleurs au départ de l’une d’elles qu’on nous offre en dégustation du chocolat de Jeju, jusqu’alors ignoré de nous : ne vaut peut-être pas certaines autres marques connues, mais bien apprécié quand même, il faudra le repérer dans les rayons à notre retour à Séoul ! Côté mer, c’est un régal, on se croirait sur une côte bretonne, avec les à-pics vertigineux qui offrent sous vos yeux une mer bleue turquoise ou violette selon l’exposition. La lave solidifiée, battue par les vagues, découpe la côte de façon sauvage. Pourtant çà et là, une magnifique de plage de sable blanc s’étend paresseusement entre les falaises. L’intérieur des terres est soit arboré (beaucoup de résineux), soit carrément pelé, la lande, balayée par le vent, n’offrant alors au regard que des murets de pierres de lave savamment disposées pour abriter du vent, tout en le laissant passer pour ne pas détruire l’édifice : par moments, à contre-jour, on dirait de la dentelle. Dans les collines, comme partout ailleurs en Corée, les mausolées abritent les ancêtres, mais ici, toutes les tombes sont entourées de pierres de lave. Sur la plupart des ponts, devant les maisons, des statues sympathiques, parfois très hautes : les harubang ou grands-pères de pierre, montent une garde bienveillante. Le jour où nous avons rejoint l’extrémité orientale et pris le ferry pour aller sur Udo, île à l’extrémité orientale de Jeju, il ne faisait pas très beau : froid, beaucoup de vent. D’ailleurs, le lendemain matin, au réveil, le mont Halla arborait un sommet neigeux. Mais nous avons quand même croisé ces femmes plongeuses renommées, les haenyeo, qui descendent en apnée recueillir les ormeaux, oursins, poulpes, et autres trésors marins vendus aux restaurateurs du coin pour la préparation des spécialités de la région. On les repère sur l’eau grâce à leur bouée flottante, autour de laquelle est arrimé un petit filet. De temps à autre on les voit, tête émergée, venir à la bouée pour déposer leurs proies, puis plonger et laisser place à une paire de palmes qui disparaissent à leur tour. Lorsqu’elles sont sorties de l’eau et ont relevé leur masque, nous avons été stupéfaits de nous trouver en face de véritables mamies au sourire édenté, qui nous ont montré leur pêche du jour et se sont hâtées pour aller se changer et se réchauffer : respect… On nous parle à Jeju d’un phénomène particulier, the mysterious road : on met la voiture dans le sens de la montée, on met au point mort et la voiture avance toute seule !! Si, si, on l’a testé, ça marche, la voiture monte toute seule et mes deux scientifiques sont restés hilares et perplexes. Avec une balle ou une bouteille, la même phénomène s’est produit : la balle, comme la bouteille, a avancé en montant : spectaculaire !!! Je ne vous révèlerai pas le secret, il vous faut venir le tester vous-même, et par ailleurs Jeju a tellement d’autres curiosités à offrir, qu’une chose est sûre : nous, nous reviendrons, Jeju nous a conquis…
February 28 Fêtes de févrierFêtes de février
Nous sommes jeudi 8 février. Aujourd’hui, dans la rue du lycée français qui monte vers le collège coréen, les collégiens, toujours dans leur uniforme, portent presque tous des bouquets de fleurs, filles comme garçons. De temps à autre de grosses limousines noires débarquent un couple, lui, costumé cravaté, elle « envisonnée » et soigneusement maquillée, portant aussi bouquet de fleurs. Intriguée, je pousse ma balade jusque chez la fleuriste : effectivement, sur son panneau affichant les fêtes à ne pas oublier, je déchiffre jeudi 8 (aujourd’hui) et la St Valentin…De plus en plus curieuse, je demande quel évènement amène cette débauche de fleurs chez les collégiens : il s’agit tout simplement de la fin des cours collège et lycée. Ils reprendront le 1er mars. Ce sont les vacances, donc on s’offre des fleurs ! CQFD !!! A noter que le soir, les parents ayant sans doute tourné les talons, la fête est beaucoup moins guindée et endimanchée : la sortie du collège se fait comme chez nous, plus débridée, les jeunes ont le col en bataille et les jets de farine marquent l’uniforme sombre et laissent quelques souvenirs blanchâtres que l’on retrouve encore quelques jours plus tard sur les trottoirs !
Saint-Valentin Comme annoncé ci-dessus, il est de tradition d’offrir des fleurs, comme chez nous. Mais dans toutes les boulangeries et pâtisseries, on voit fleurir forces gâteaux en forme de cœur, chocolats, paniers garnis, etc… : les cadeaux se font même entre amis, pas forcément exclusivement à l’élu (e) ! D’ailleurs, on apprend par hasard, en discutant avec nos époux, que dans les entreprises, la coutume veut que les femmes offrent des chocolats aux personnes qu’elles apprécient. Tous nos chers et tendres ont eu un ’ticket’, personne ne s’en était vanté, bien sûr ! J’imagine que nos coréennes ont voulu exprimer là leur gratitude, elles ne sont pas habituées au respect que leur témoignent nos gentlemen de maris occidentaux, elles qui n’existent que virtuellement dans l’entreprise et sont tout juste bonnes à faire le café. D’ailleurs, lors de la présentation du personnel d’une usine dont il a la charge, une de nos connaissances a demandé à rencontrer personnellement tous les employés, et on ne lui a présenté… que les hommes… En revanche, attention, ne pas offrir de cadeau en retour, sous peine de souscrire ainsi à l’avance faite… L’histoire ne dit pas si nos époux ont commis (involontairement) l’impair ! Mais le 14 mars, il paraît qu’on inverse les rôles : histoire à suivre, donc !!!!
Sollal C’est la plus grande fête de l’année avec Chusok (en octobre, dont j’ai déjà parlé). C’est le Nouvel An Lunaire. Cette année est spéciale, c’est l’année du cochon, mais c’est un cochon d’or, cela n’arrive que tous les 600 ans : chance ! Les mariages se décident très vite, la conjoncture favorable n’étant pas éternelle et les femmes qui accoucheront cette année devraient bénéficier des meilleurs auspices pour leur rejeton. Voilà qui va peut-être faire augmenter le taux de fécondité dramatiquement bas avec 0.9 enfants par femme…. On sent dans tout Séoul une effervescence palpable, la circulation est plus difficile, les supermarchés sont bondés. Nos amies coréennes déclarent forfait et ne viennent plus aux sorties : elles préparent le repas qui va réunir toute la famille, oncles, tantes, cousins et autres. Ou encore elles partent en province, aider leur mère ou belle-mère aux préparatifs. On sent d’ailleurs le poids que représente cette tradition lorsqu’on discute avec nos amies coréennes, celles qui ont la « chance » d’être l’épouse du 1er fils, car c’est à elles que revient l’obligation d’assister belle-maman, et au travers des conversations, on perçoit bien que les conflits vieux comme le monde existent ici aussi ! A Sollal, les enfants vont recevoir une enveloppe avec quelques billets ou bons d’achat pour des livres. S’ils se prosternent devant les anciens, ils reçoivent quelque billet supplémentaire, mais quand je dis prosterner, ce n’est pas la petite courbette d’usage, c’est à genoux, face contre terre, les bras étendus en avant, une prosternation vraie de vraie : ah ! Confucius … Pour Sollal aussi il y a échange de cadeaux. Les entreprises particulièrement gâtent leurs employés, les fournisseurs chouchoutent leurs clients. Ainsi, certaines de nos consoeurs ont reçu qui 20 kg de viande surgelée, une caisse de pommes et poires, une valise remplie de boîtes de thon, un coffret avec 4 brosses à dents, dentifrices, savons au lychee et autres délicatesses… Pour célébrer Sollal, comme nous avions fêté Noël en invitant les coréennes, celles-ci ont invité les françaises à un repas coréen, charge à nous d’assurer vin et fromage. Nous étions une soixantaine, certaines coréennes avaient revêtu leur costume traditionnel (hanbok), l’une d’elle arborait même un lourd chignon tressé du plus bel effet. Nous avons eu une démonstration d’un instrument traditionnel, un genre de harpe ou guitare à 12 cordes qui se joue à plat, et permet des sons très traditionnels, mais aussi plus modernes ! Et le repas était excellent ! «Bonne année, Recevez beaucoup de chance » !!!!! February 06 SkiSki
Tous les chanceux qui habitent au pied des pistes de ski vont trouver ce qui suit bien fade, aussi, les Toulousains, Pontissaliens, Basques et autres Grenoblois voudront bien m’excuser ! Vu qu’il fait désormais trop froid pour continuer nos marches en montagne, nous profitons de la saison pour aller au ski. Rendez-vous près de l’école, où les mamans fébriles en tenue de ski (ainsi, en pleine ville, ça fait un peu carnaval !) déposent rapidement leurs bambins. Le co-voiturage est organisé en un temps record et nous quittons la ville illico. Certaines doivent avoir quelques remords, car les yeux scrutent le portable bien souvent, redoutant un appel qui vienne modifier intempestivement le planning, mais plus on s’éloigne, et plus les portables s’éteignent : basta, nous sommes cette fois de toute façon trop loin pour faire quoique ce soit : aux « mamans- relais » ou aux conjoints (je vous le dis, on est organisées !) de prendre leur poste, précisément… 50 minutes plus tard, nous voilà à Yongji resort. Au parking, comme au supermarché, les placeurs nous indiquent où se trouvent les places libres. Celles qui sont déjà venues en famille le week-end n’en croient pas leurs yeux : il y a pléthore de places !!! Attention au plaques de verglas en descendant, ce serait dommage de s’abîmer si près du but ! On passe au guichet, là c’est très simple, tu prends le forfait de ton choix : journée, demi-journée matin jusque 13 heures ou après-midi de 13 à 17 heures, 24h non stop (du matin 9 heures au lendemain matin 5 heures, si, si !), et à cela tu associes la location du matériel skis et chaussures. Muni de ton forfait et du papier de la location, tu passes dans le grand bâtiment qui fait comptoir sur toute la longueur : première étape les chaussures : au fait quelle est ma pointure en coréen ? Facile : partout dans le hall sont disposés de petits plots pour mesurer ton pied, bon, 40 c’est 255 en coréen, plus les chaussettes, allez, 260 pour la bonne mesure ! Tu t’avances au comptoir, on te donne ta paire de chaussures contre ton passeport, et tu passes au comptoir d’à côté où on te donne tes skis (de petits skis paraboliques) et où on te les règle sur tes chaussures. En revanche, je demande des bâtons plus grands, car ceux qu’on me donne d’office m’arrivent à la hanche : les standards coréens ! Le temps d’enfiler les chaussures et de laisser les affaires dans un casier consigne, nous voilà sur les pistes, une demi-heure chrono pour le groupe de 16 que nous sommes. Attente : zéro, efficacité coréenne, en dépit de nombreux groupes d’enfants aux anoraks identiques et de bruyants groupes de chinois, eux aussi en uniforme. Soyons honnêtes, les pistes ne valent sûrement pas les bonnes vieilles nôtres, celles que fréquentent, entre autres, nos chanceux sus-cités, et les conditions climatiques récentes ont fait travailler le canon à neige. Toutefois, la neige est bonne, pas verglassée, et les sensations sont bien là ! Un télésiège (certains sont même chauffés !), une descente, un autre siège, une autre piste, on essaie celle droite, celle de gauche, le petit mur de bosses, le snow-park (où il y a peu d’amateurs ce matin, et c’est tant mieux !), bref tout y passe, on a vite fait le tour. La musique coréenne braille dans les hauts parleurs (on pourrait s’en passer) ; il fait beau, c’est super. Bientôt 13 heures : allez une petite dernière, presque tout schuss, la neige commence un peu coller en bas des pistes. On reprend les sièges pour allez déjeuner en haut d’une des pistes, dans un petit chalet où notre groupe bruyant vient déranger quelques coréens. Il fait chaud derrière les vitres et la cheminée est presque superflue. On repassera pour la raclette et le vin chaud, hélas, ce sera maki (bimbap) ou soupe de nouilles avec fruits de mer : eh ! bien, oui, nous sommes en Corée ! La soupe est bien épicée, mais le feu est malgré tout vite apaisé. On rechausse pour l’ultime descente, non sans avoir sacrifié à la photo de groupe qu’un Coréen aventureux a bien voulu prendre : Kimchiiiiii ! Remise du matériel, récupération des affaires dans les casiers et retour vers Séoul : le trafic fluide nous fait arriver largement à l’heure pour la sortie de l’école, si bien que les mères angoissées par l’horaire reviennent détendues de cette journée complètement irréelle. La fois prochaine, on essaie une autre station, c’est trop bien !
January 11 ShanghaiNous voilà en Chine, ou plus exactement à Shanghai, car j’imagine que Shanghai est à la Chine ce que New York est aux USA : une vitrine du pays. Il fait beau et les premières impressions se bousculent en arrivant à l’aéroport. Celui-ci est moderne, grand, on pourrait être n’importe où… En revanche au lointain se profilent des hangars gigantesques aux toits harmonieux, un chantier colossal : on agrandit ! Les officiels au sol parlent anglais, ce qui n’est pas toujours le cas en Corée. Les taxis sont de vieilles voitures, amortisseurs usés, reprises chaotiques, dans certains on a pu passer la main entre la porte et le châssis et côté conduite, ils se faufilent de droite et de gauche sur l’autoroute à 4 voies, on prie pour que les freins fonctionnent à temps. Les deux voies de droite sont utilisées par des camions et encore des camions : beaucoup de trucks aux cargaisons impressionnantes, fûts, cartons, ballots…A l’inverse de la Corée, où les montagnes sont partout, notre regard porte au loin : ici, c’est plat. L’espace est rempli de gratte-ciels et de barres d’appartements, comme en Corée, mais on voit ici beaucoup de linge aux fenêtres, étalé sur de grandes barres horizontales qui s’avancent dans le vide… La maison de nos amis est gigantesque, rdc + 3 étages, de belles pièces, bien agencées, fengshui et tout ! et la cuisine ressemble aux nôtres, frigo « américain », micro-ondes, fontaine d’eau, la cuisinière avec four est au gaz, en revanche pas de lave-vaisselle : ici, il y a l’ay, l’équivalent de notre adjouma, une chinoise aux joues rebondies originaire du Sechuan, qui s’occupe de tout ça…A l’entrée de la résidence, une barrière surveillée par un poste de contrôle et des gardes en uniforme et gants blancs au garde à vous lorsque nous passons. A la fin de notre séjour on aura même droit à un sourire. Théoriquement, nous devrions, « pour notre sécurité », nous inscrire au bureau de quartier, mais Mine nous assure que ce n’est que pure formalité, donc on ne s’en préoccupe pas ! Notre premier repas est mémorable : XiaoLi, l’ay, nous a concocté un repas chinois : 3 plats tous aussi délicieux les uns que les autres, dont un de sa région, donc épicé à souhait, que l’on dépose sur le grand plateau tournant en verre situé au centre de la grande table ronde. On se sert et on fait tourner, un vrai régal. Sans parler du riz, plus long et moins collant que celui de Séoul. Départ pour centre ville, moyen de locomotion, le taxi, il suffit d’aller dans la rue et d’en arrêter un et de lui donner deux noms de rues qui se croisent. Une course de 15 km coûte environ 3 euros… La ville est traversée par des autoroutes à plusieurs étages, certaines passant parfois à 50 cm des buildings ! Partout des gratte-ciels rivalisant de modernité, d’originalité et d’architecture. Le préféré de Mine est le Novotel (on ira d’ailleurs y faire un tour pour voir ça de l’intérieur !), moi j’aime bien le Westin avec sa couronne en fleur de lotus, le faisant ressembler à un roi Papou ! Notre première étape, minettes oblige, est pour le marché au textile, récemment relocalisé. Plusieurs étages de minuscules boxes regorgeant de tissus et de soieries plus attirants les uns que les autres. Mine m’aide dans son chinois courant à passer commande, et à m’aligner sur des prix « raisonnables et non touristiques » ; on reviendra mardi, sans mon interprète, pour les essayages, mais une des vendeuses parle bien l’anglais. Nous finissons la journée dans une partie de la vieille ville chinoise, à déambuler dans les rues et à flâner dans les échoppes. Les jours suivants sont dédiés à l’exploration : la concession française, vestige des années glorieuses de l’occident, et ses lilongs, ruelles de maisons aujourd’hui souvent délabrées. Partout dans les rues, des voitures, des triporteurs défiant les lois de la gravité par leur chargement, des vélos, même des vélos électriques, de petits marchands ambulants proposant force brochettes, soupe, ou autre délicatesse. Temples, musées, grands magasins, marché de l’électronique, parcs, maisons de thé, tout y passe ! Jérémie, lui, est pris en charge par les deux garçons et file à cœur joie en vélo vers le PC Net tout en redécouvrant le bonheur d’être avec des copains pour faire des « teufs » impromptues et mémorables… Un soir, nous retrouvons un collègue avec sa femme et son garçon de 5 ans. Après avoir pris un pot ensemble, il nous fait visiter son appartement, récemment acheté. Belles prestations, rien à redire, magnifique, superbe vue du 22ème…Cuisine équipée, buanderie, 2 grandes chambres avec immenses placards, tout est de bon goût. Lits superposés dans la chambre du petit, mais le gouvernement maintient la règle de l’enfant unique, on sent nos interlocuteurs très tristes. Et que se passe-t-il en cas « d’accident » ? On doit payer une forte amende, l’obtention d’un identifiant de sécurité sociale est très difficile et coûte très cher, et tout est rendu plus compliqué… Ils nous avouent avoir le projet de partir en Australie pour les études du petit… Nous nous étonnons du trafic, dense, mais fluide, pas d’embouteillages, alors que Séoul, c’est vraiment un cauchemar ! En fait, le gouvernement contrôle le nombre de voitures en service, donc pas de problème ! Avant de repartir, nous décidons de faire une escapade à Suzhou (prononcer Sudjo), Venise de la Chine et capitale de la soie, à 80 km de Shanghai, ville de 6 millions d’habitants… (en deux villes, on vient de s’exposer à 26 millions d’habitants, soit la moitié de la Corée !!!). Le temps n’est pas clément, mais nous visitons deux des 70 jardins (il y en avait jadis 290…) qui font aussi la renommée de l’endroit : le Jardin de la Politique des Simples (hommage à l’humilité du propriétaire), qui est pourtant gigantesque (il a fallu 16 ans pour le construire) et le Jardin du Maître des Filets, tout petit, mais où on pressent l’ego et la fierté du maître jaillir sous les détails qui s’offrent à nous. De quelque endroit qu’on se trouve dans ces jardins, il y a toujours une perspective harmonieuse, un pont, un arbre, une porte, un rocher qui accroche l’œil, avec toujours cette recherche du spirituel qui anime les asiatiques. Après un tour sur le canal, où la vie bat son plein au mépris des eaux troubles, nous finissons la journée au musée de la soie, où on nous explique comment récupérer en 40 jours un cocon, duquel on extirpe le fil, qui, mêlé à celui de 7 autres cocons, constitue les bobines de fil de soie prêtes à être usinées. Des cocons inutilisables (fils emmêlés) on étire des couches de soie duveteuses pour confectionner des couettes moelleuses… Il y aurait encore mille détails à vous faire partager de cette escapade chinoise, une chose est sûre, on retournera en Chine. Pékin nous attend, mais je rêve d’un tour plus authentique au contact d’ethnies minoritaires…A suivre donc ! December 03 BainsExceptionnellement aujourd’hui il fait gris et nos amies coréennes nous emmènent aux bains. Nous voilà donc parties ; petit groupe de 6 personnes, 3 françaises et leurs comparses coréennes, dans des quartiers encore inconnus de nous. Les bains sont dans une petite rue, au 3ème étage d’un immeuble, au dessus d’un supermarché : il faut vraiment connaître, je vous ai déjà dit qu’en Corée, il faut tout explorer ! A l’accueil on nous donne deux serviettes (petites !) et un T-shirt et un short (taille XL pour les européennes !) et un ticket avec un numéro. Nous montons donc à l’étage. Première opération, se déchausser et déposer les chaussures dans un petit box qui porte le numéro de notre ticket, et récupérer le bracelet-clé, comme à la piscine, pour passer aux vestiaires, nous mettre en tenue : nous voilà en « uniforme », orange et bleu ! Sacrée équipe ! Nous redescendons et arrivons dans une grande salle, genre gigantesque préau d’école, quelques piliers, chauffage au sol bien sûr (l’ondol), température douce. Des gens sont là, allongés, certains dorment, certains bavardent en petits groupes, beaucoup de femmes, parfois avec des enfants, quelques hommes. Dans un coin de cette salle, un bar (sans alcool), un coin télé (écran géant, Corée oblige) ; plus loin quelques tables basses accueillent le coin repas. En haut, en mezzanine, un « dortoir » pour accueillir, d’un côté les femmes, de l’autre les hommes, qui souhaitent se reposer. De part et d’autre de la grande salle des portes ; d’un côté les salles de soin (massage, gommage, aromathérapie, réflexologie plantaire et autres douceurs), et de l’autre les saunas. Première porte, température affichée, 66° : on entre dans une petite salle, où des traverses de bois délimitent des quadrilatères au sol, remplis de billes de terre. On a l’impression d’être sur une plage de galets ! On peut (c’est même préférable, car debout on suffoque) s’allonger par terre, c’est confortable, les galets épousent le corps, on repose la tête sur ces petits billots de bois dont les asiatiques sont coutumiers, on est bien ! Mais l’effet sudation ne va pas assez vite pour nos amies coréennes, on passe donc dans la salle d’à-côté, elle affiche 77°, là ce sont des galets de sel roses qui nous attendent. Ils sont chauds, on s’en met sur le ventre, si bien que quand on rit ils tressautent et tombent : de vraies gamines ! Cette fois on mouille les T-shirts rapidement et au bout de 15 minutes il me faut sortir. Mon amie coréenne m’entraîne dans la salle d’à côté qui affiche -10°, non je n’hallucine pas, c’est bien un signe négatif ! Mais jamais je ne vais pouvoir mettre un pied dedans ! Et pourtant, non seulement j’y suis entrée, mais j’y suis bien restée 5 minutes, et sans mentir, plutôt à l’aise après la suée que nous venions de subir ! A chaque expérience on repousse ses limites et se découvre soi-même ! Une de nos comparses s’est essayée au four ; je ne l’ai pas testé dans cet endroit, mais l’ayant fait dans un des bains à Itaewon, je vous livre mon expérience : un gros dôme en pierre, style maison des Bories, à l’intérieur des circonvolutions qui montent jusqu’au faîte, au sol de gros tapis de jute. Il n’y a pas de fenêtre (claustrophobes s’abstenir !), juste une lampe qui donne un éclairage glauque. Dans un « coin », des œufs sont déposés, ils cuisent lentement (d’ailleurs à la fin des soins, on nous en a donné un que nous avons trouvé bien bon !) On rentre par une porte basse, où il faut se plier en deux, genre fourches caudines, armé d’un sac de jute pour mettre par terre et se protéger de la chaleur, on a vraiment l’impression d’être un pénitent venu purger sa peine au cachot ! Il fait une chaleur suffocante, même allongée au sol, c’est dur, j’ai dû rester 4 minutes, pas plus, et je suis sortie ruisselante (traduire à point !). Ce jour là, donc, avec notre petit groupe, la simple vue de comment se préparait notre amie pour pénétrer dans cet endroit m’a fait ‘froid’ dans le dos : un grand sac de jute autour des reins, comme un sarong, deux ou trois couches de jute sur les épaules, plus une sur la tête et enfin une dernière à la main pour couvrir le visage. Faut être « givré » pour aimer ça ! Elle est sortie de là écarlate et radieuse ! Après nous être rassasiées (soupe d’algue revigorante et soupe de raviolis), nous avons encore testé le sauna traditionnel coréen : une pièce toute de bois, équipée en périphérie de fours, genre fours à pain, alimentés entièrement au bois. Il fait chaud, mais doux, et l’odeur du bois est agréable, on ferait presque la sieste, d’ailleurs mon voisin ne se prive pas et ça s’entend ! Finalement, l’après-midi avançant, il faut songer à rentrer. Nous rejoignons les vestiaires femmes et passons aux bains. Là, comme dans tous les bains que j’ai pu visiter jusque là, une immense pièce, équipée d’un côté de petits stands individuels avec miroir, petit tabouret, genre tabouret d’enfant, pour s’asseoir, pommeau de douche et mitigeur disponibles à mi-hauteur, ainsi que savon, shampoing, … J’en ai même vu où sont à disposition gants de gommage, dentifrice et brosse à dents…Chacune fait sa toilette, parfois même très intime de façon appliquée et consciencieuse, si on est en groupe on discute en même temps, c’est très convivial ! Ensuite, on peut aller dans les différentes cuves, à différentes températures, avec ou sans jacuzzi, encore un hammam ou un sauna, puis re-douche avant de sortir se sécher et se rhabiller. Au sortir des vestiaires, une rampe de miroirs, digne des loges de stars, crème pour le visage, lait pour le corps, laque ou gel pour les cheveux, brosses et sèche-cheveux pour le brushing sont à disposition…Nous voilà pomponnées, prêtes à repartir, on fait les comptes, cette petite journée de détente nous aura coûté, repas compris, la modique somme de 10 000 wons, soit 8 euros environ. Nous ressortons fatiguées, mais tellement bien aises, et le teint clair. Nos vêtements d’hiver nous paraissent soudain bien lourds ! C’est décidé, expérience concluante, à refaire, et la prochaine fois on teste le massage !!! November 12 AnecdotesMr. Smith Les serrures en Corée sont assez high-tech : outre les bêtes gros verrous (nous en avons deux), les portes d’entrée ont un système un peu particulier. A l’extérieur, au-dessus de la poignée se trouve un cache que l’on soulève pour découvrir un clavier la plupart du temps lumineux bleu, très disco, sur lequel on tape un code d’accès à 4 chiffres + « # » ou « * » selon les modèles. Là, si tout va bien, un petit jingle se met en marche (je vous ai dit, très disco !), le verrou se désactive (la bobinette cherra !) et il n’y a plus qu’à tirer la porte pour rentrer chez soi. Sinon, back-up : une petite clé, genre mini clé USB, très facile à égarer dans les sacs à main (mais je ne vais pas encore donner des arguments contre les sacs à mains des dames !) qu’on presse sur une partie éclairée (bleue !) de la poignée et qui, jingle à l’appui, désactive le verrou. Et sinon encore, une clé, plus proche de celles que nous connaissons chez nous, qui peut être introduite dans un espace réservé dans la poignée (et re-jingle !). L’étape ultime, c’est les pompiers (une autre musique !). Une fois rentrés, lorsque la porte claque, le verrou se remet aussitôt en place et, de l’intérieur, on peut presser un petit bouton au-dessus de la poignée pour le désactiver de nouveau (surtout si on veut réentendre le jingle !). Tout cela est géré par 4 piles, et ce que je ne sais pas encore, c’est si elles préviennent quand elles deviennent HS : on a bien un chargeur de piles, mais il est à l’intérieur ! Récemment toutefois, notre poignée intérieure a donné des signes de fatigue : elle tournait sur elle-même, 360°, sans rien déclencher du tout, si bien que pour une fois, c’est la mécanique qui a craqué avant l’électronique. Nous étions fermés chez nous, sans pouvoir sortir et privés de jingle ! Solution : appeler le gardien par l’interphone et lui faire comprendre (???) qu’il faut qu’il monte nous ouvrir, car la poignée extérieure elle, fonctionne comme il se doit. Devant l’urgence du problème, un serrurier a été dépêché, qui est arrivé dans la demi-heure (service coréen !) et a diagnostiqué une usure de pièce nécessitant un changement du dispositif complet. L’agence doit obtenir l’accord du propriétaire avant de faire les travaux, notre serrurier repart donc, nous laissant prisonniers ! Le soir, réunion au sommet, nous décidons de participer à l’effort de développement coréen et de faire l’investissement d’une nouvelle serrure : notre ami serrurier a mis encore un temps record à venir et en une heure, tout était changé, ajusté, découpé (la nouvelle serrure empiétait sur les verrous du haut, il a fallu découper…) : voilà, le service coréen dans sa splendeur… Et nous, nous voilà équipés, avec des piles neuves de surcroît !
Promenades Le meilleur moyen de découvrir un quartier, c’est de s’y promener. Et dans Séoul, c’est dense, car non seulement vous découvrez, comme chez nous, les magasins du rez-de-chaussée, mais encore, il vous faut lire les annonces qui s’affichent à chacun des étages (en coréen, parfois, mais trop rarement, sous-titrées pinyin, c’est-à-dire nos caractères à nous). Dans le meilleur des cas un tableau récapitulatif (plaque) au bas de l’immeuble, listant les étages supérieurs, mais aussi inférieurs (les sous-sols sont actifs aussi !) vous donne les noms des sociétés, magasins, associations qui habitent l’immeuble. A vous d’oser pousser les portes, monter ou descendre les escaliers. Je peux vous dire que j’ai fait bon nombre de découvertes surprenantes ainsi, et que malgré mes nombreuses boulettes, j’ai toujours été aimablement accueillie, même quand inopinément j’arrivais dans un cabinet de dentiste au lieu de ce que je croyais être une galerie d’art ! November 02 ExpatDur dur la vie d’expat ? Oui et non. On se sent déconnecté, et encore plus car nos maris sont invisibles, tout à leur mission, avec soirées et week-ends souvent compromis, quand ce n’est pas les déplacements. Les discussions avec les unes et les autres font entrevoir des similitudes, mais aussi des différences. Toutes ou presque ont lâché un job passionnant pour venir ici. C’est d’ailleurs incroyable d’avoir sous la main un vivier de compétences aussi large et aussi diversifié. Il y a les novices, comme moi, dont c’est la première expatriation et qui découvrent tout d’un coup, l’inactivité et un nouveau pays, avec la furieuse envie de s’intégrer. Et il y en a qui ont écumé les pays d’Asie ou d’ailleurs : · les apatrides, 15/20 ans d’expat, qui ne pensent qu’à la prochaine mutation et pour lesquelles un retour en France est impensable, · les passéistes, qui comparent ce qu’elles ont perdu en quittant telle ou telle région et qui propagent sur la Corée un esprit négatif, · les blasées, qui attendent la retraite du mari pour pouvoir rentrer en France voir la famille et/ou les petits-enfants, le monde des expats est varié et riche. Tous les âges sont là, tous les parcours sont uniques et toutes les expériences sont chacune passionnante à écouter. Pour moi, le plus gros avantage est de pouvoir se lever tranquillement le matin, sans le stress d’être au plus vite partie pour éviter les embouteillages…Ne plus avoir d’échéance, de comptes à rendre, la crainte d’avoir omis un détail important ou laissé passer par inadvertance une erreur, l’impression que le temps n’est plus une contrainte, tout cela génère ce que j’appelle la « relax attitude ». Ce sentiment est d’ailleurs unanimement ressenti et apprécié de toutes. Même celles qui repartent bientôt avec la certitude de retrouver leur poste passionnant (il y en a !) avouent ne plus vouloir revivre ce stress et envisager la demande d’un poste à responsabilité moindre, sans avoir toutefois la certitude que cela résoudra leur problème… Le revers de la médaille est de se sentir absolument inutile, de ne plus avoir d’interaction sociale, ne plus faire partie d’une équipe avec des objectifs communs, plus de meetings où observer les attitudes et réactions de chacun, plus d’échanges sur des projets, de n’avoir comme reconnaissance que celle du ventre (pas français pour rien !) avec les enfants qui lancent la phrase qui tue : « qu’est-ce qu’on mange ce soir », sachant qu’ici, il faut des trésors d’imagination et de logistique-intendance-gestion-des-stocks pour leur faire ce qu’ils aiment avec les denrées disponibles, tout en gardant l’impression de renouveler les menus….De ce côté, je ne me plains pas, chez moi, ils sont ouverts à toutes les audaces et quand la piètre cuisinière que je suis est à court de ressources, il y a le resto ! Pour pallier ce manque, certaines s’engagent et laissent libre cours à leur créativité : peinture, mosaïque, théâtre,…D’autres s’investissent et prennent des responsabilités : animation de groupes d’enfants le mercredi, présidence d’associations, organisation de sorties, etc… Pour le moment, chez moi, cette phase de « restitution » n’est pas encore à maturité, j’en suis encore à la découverte, l’absorption, je suis « boulimique de Corée » et, pour l’instant tout du moins, je me régale. Rendez-vous dans quelques temps ! October 15 NewsEst-ce la lassitude qui commence à poindre son nez, je constate comme vous que le journal s’étiole dans le temps…En fait, les journées sont activement remplies, mais les derniers développements n’ont pas tous cet attrait flagrant de la découverte à vous faire partager. Rien de palpitant à vous informer qu’on trouve du chocolat (mais du Hershey’s : déception !) à tel magasin ou du basilic frais à tel autre, rien d’extraordinaire au fait que j’ai cherché et trouvé de quoi égayer la maison avec des coussins pour les canapés et une source d’approvisionnement pour vases et fleurs coupées, que j’ai essayé de nouvelles recettes… Mais toutes ces investigations prennent du temps ! Vous me direz, je n’ai plus que cela à faire !!!! Alors, quoi de neuf depuis la dernière fois ? J’ai un étudiant en français, un Coréen, jeune commercial de 38 ans, qui rêvait depuis toujours de faire des études de littérature française. Son père voyait les choses autrement, et obéissance filiale oblige (vive Confucius), il a dû se plier aux exigences paternelles. Malgré tout, après 3 années de français au lycée, il s’y remet seul avec un cran qui me donne de l’énergie pour mes propres cours de coréen ! Notre heure de conversation hebdomadaire passe très vite, là aussi je bénis le net qui m’apporte articles et nouvelles en support ! Tous les quinze jours, le mercredi, une française férue de Corée (ici depuis 3 ans) nous ouvre les portes de sa maison : elle a une passion pour le cinéma coréen, est incollable à la fois sur les dernières nouveautés mais aussi sur les films plus anciens, d’ailleurs tous primés et parfois plusieurs fois dans des festivals internationaux, mais, pour quelle raison (sous-titres en anglais, pas de doublure française ?) méconnus de la France (en tout cas certainement inconnus de moi, mais je ne fais pas référence en la matière !). De surcroît, notre cinéphile dispose, Corée oblige, d’un écran digne d’une de nos petites salles de ciné, alors on se groupe chez elle (la dernière fois nous étions 17 !) et goûtons le spectacle : effervescence des minutes avant, où chacune s’installe, petit café/thé et/ou gâteaux, petite intro de notre pro, et c’est parti, dans un silence religieux. A l’issue de la séance, en dépit d’un rush-rush pour aller chercher les plus jeunes à la sortie de l’école, le « debriefing » fait jaillir les commentaires et réactions, et on a l’impression d’avoir vécu une grande expérience ensemble…Avec l’envie de se procurer une copie pour faire partager à son tour, la « vision » au reste de la famille… C’est ma troisième marche dans le parc national de Bukhansan. « San » signifie montagne en coréen, et ici, elle est partout ! Pour cette expédition, on nous avait annoncé une marche plus facile que la première, il n’en a rien été, mais quelle récompense au bout ! Le plus incroyable est qu’on accède aux chemins de randonnée en métro. Le départ est un RV devant l’école, et c’est sûr que nos shorts, sac à dos et chaussures de montagne paraissent incongrus sur le trottoir bleu blanc rouge de Banpo. Puis, direction métro, notre groupe ne passe pas inaperçu, mais les coréens en ont vu d’autres. D’ailleurs certains sont là aussi, tout aussi équipés que nous, même un avec son pic à glace (il faudrait lui dire que le dégel est passé !). Après une bonne heure de métro, on y est, au milieu de la nature. S’amorce alors la montée, les langues vont bon train, puis au fur et à mesure, les conversations se font plus brèves. Après quelques heures d’efforts, entrecoupés de quelques haltes régénérantes (le souffle est court ou les jambes sont lourdes, une petite soif ou même un petit creux !…) on arrive à un temple, offrant tout à la fois, outre la beauté de son site, l’eau fraîche, le panorama et le recueillement. Pause déjeuner, on repart le sac à dos plus léger, pour attaquer la descente : l’école maternelle ouvre ses portes à 16:00, hors de question de retrouver les enfants au commissariat ! Les moins pressées profiteront du passage à Express Bus Terminal pour se laisser distraire par quelque emplette imprévue. Restera de cette journée, une joyeuse équipée, des échanges de photos,…et l’envie de recommencer ! September 18 BrèvesIci tout suit son cours. Jimmy a repris le lycée où il s'est fait rapidement remarquer (ah ! vous êtes la maman de Jérémie?), mais « par ses bonjours et son sourire » m'a t-on dit ! Il travaille beaucoup, ce qui me surprend, et on leur mène un rythme d'enfer: devoir surveillé de 3 ou 4 heures tous les vendredi après-midi. Il a l'air de faire bonne équipe avec les deux autres de sa classe, bref pour le moment ça va et il était « avant-dernier » au dernier contrôle de physique… Début octobre, il va y avoir 2 jours de congés coréens, qui peuvent faire un très long week-end : Chusok : remerciements aux dieux pour la récolte, hommage aux ancêtres : c'est ici la grande transhumance, les gens se rendant dans leurs famille ET belle-famille respectives pour de grandes réunions. Aux dires des autochtones, ce sont aussi de grands embouteillages. Alain sera tout juste rentré de son périple en France (il y est en ce moment) : on va quand même tenter une sortie vers l'Est du pays pour aller s'aérer un peu. Depuis que Romain est là, il fait beau et on sort tous les jours. Je suis un peu fatiguée. Nous avons estimé rapidement qu’on faisait minimum 5 km à chaque sortie. J’entends certains penser « petits bras » !!! Mais nous avons vu de fort jolies choses, en plein centre ville : temples bouddhistes, galeries d'art, tombes royales. Hier nous sommes allée au War mémorial, musée remarquablement bien fait, retraçant toute l’histoire de la Corée, longue série d’invasions, et détaillant cette horrible guerre de Corée des années 50 (apprendrons-nous jamais ?). Romain ayant vainement cherché des cartes postales (il faut dire que dans notre quartier, ce n’est pas trop l’endroit où chercher), il a décidé de les faire. Je vous livre donc ses « points de vue » ! Nous avons pris notre baptême coréen ! Claire et Michèle, les deux filles de l'agence immobilière, nous ont sortis samedi soir : au programme galbi (viande de boeuf grillée devant toi avec plein de feuilles/salades en accompagnement) et des nouilles dans une soupe froide : très bon ! Puis "nolébang", traduire karaoké: tu loues un petit local où on peut tenir à 10 environ, il y a 2 micros, 3 postes télé, des boules style "disco", tu peux enregistrer, et t'as plus qu'à performer. Les garçons ont joué le jeu à fond, même Alain, rôdé par ses soirées du boulot. On s'est bien marrés ! Renault Samsung est très actif niveau « Comm » (parrainage, mécénat, etc…) et ils envoient régulièrement des invitations à des manifestations ou spectacles. Nous sautons sur toutes les occasions, avides que nous sommes de découvrir, avec les coréens, leur propre culture, et nous sommes d’ailleurs jusqu’à présent les rares occidentaux à le faire. Récemment, nous avons assisté à la finale de la Star Acc , enfin, 3ème concours de chant coréen, un éclectique mélange de musique traditionnelle avec R&B, hip hop, hard rock, balades etc… Un vrai aperçu de cette société coréenne, jeune, dynamique, s’appuyant sur ses coutumes, mais délivrant le message de leur futur…On n’a pas compris toutes les paroles (!), mais au final nos coups de cœur étaient identiques à ceux du jury ! Dans toutes les familles, il y a des habitudes : chez nous, comme c’est lui qui se lève le premier et se couche en dernier, c’est Alain qui arme et désarme notre alarme. Hier soir, j’ai donc veillé à la mettre en marche, mais ce matin Jérémie, un peu à la bourre pour partir au lycée, est parti précipitamment, sans que j’aie pensé à désarmer : je pense que tout le quartier a dû être réveillé par une sonnerie stridente, style corne de brume bien insistante des bateaux en perdition ! Puis coup de fil du central de sécurité, avec enquête sur notre identité, vérifications d’usage etc… Quelque part c’est rassurant, mais quelle aventure ! September 07 RentréeCette fois les vacances c’est fini. Alain a repris son rythme d’enfer, on ne le voit guère, ou en coup de vent. Jérémie a fait connaissance des… 2 autres élèves de sa classe. Son emploi du temps est plutôt sympa : 9 heures -17 heures tous les jours, sauf mercredi et vendredi, où il finit à 13 heures (à moins d’un devoir surveillé programmé le vendredi après-midi). Il a nos « fameuses » 2 volées de marche à dévaler et il est rendu en 3 minutes chrono sur place. Le retour est un peu plus long, car ça monte, mais guère plus…Les cours dépotent : ils ont déjà fini en 2 jours le 1er chapitre de physique (avec interro de 3 heures sur le sujet dès le vendredi de la première semaine : bingo !). En outre, le TPE se fera… en classe complète, forcément ! Pendant ce temps là on en profite avec Romain : · piscine, une vraie aventure : d’abord, prendre 2 bus, repérer les arrêts, les changements (ce ne sont pas les mêmes à l’aller et au retour) et ne pas oublier d’appuyer sur le petit bouton pour demander l’arrêt, car sinon le chauffeur ne veut rien entendre et on fait le chemin à pied en sens inverse. Ensuite, trouver la piscine : c’est au 2ème sous-sol d’un restaurant pseudo italien, une fois qu’on le sait, fastoche ! Enfin, se faire expliquer que c’est bête, aujourd’hui tout est dédié aux adhérents qui ont leurs voies d’eau réservées, les autres étant pour les cours d’aquagym. Mais le mardi, le jeudi et le vendredi on peut venir (évidemment, nous sommes lundi !) Bon, en pleurant un peu, on a réussi à obtenir 2 heures d’accès au bassin (+ jacuzzi, sauna, etc…). Ils nous ont même gracieusement prêté les bonnets de bain qu’on avait oubliés à la maison. Ah ! ce service coréen ! · dégustation de thé à Insadong : testés pour vous, on vous recommande le thé aux chrysanthèmes, délicieusement poivré, ou le thé vert à l’orchidée, délicat et parfumé, le tout dans un décor naturel (meubles en bois dans un puits de verdure), une ambiance zen, avec le rituel qui va bien : j’ébouillante ma théière et ma tasse, (format dînette de poupées), j’attends, je fais infuser mon thé, j’attends, je déguste, comme le vin, en tournant le breuvage dans la bouche…Un must absolu ! · galeries d’art à Jongno, elles regorgent, au milieu de restaurants à l’architecture branchée ou traditionnelle, les expos sont diverses et variées, on devient vite sélectif, mais c’est le plaisir des yeux et de la découverte, on se régale. Seul hic : on marche vraiment beaucoup, car je l’avoue humblement, j’ai de gros problèmes d’orientation, et je dois dire que si ça énerve Alain, les garçons sont d’une patience d’ange et me mettent gentiment en boîte, tout en « m’emboîtant » le pas ! August 26 Retour de BaliBali Deux semaines de vraies vacances, avec un vrai temps de vacances, chaud, ciel bleu, un peu de vent : enfin, on respire. Mais gare au soleil du sud de l’équateur : ça brûle, mes deux premières heures furent fatales, j’ai passé le reste des vacances à l’ombre et j’ai fait peau neuve !!! Ca nous a changé de la chaleur humide de Séoul. Des vacances au calme et 12 jours de ciel bleu et de douceur. Bali fait partie des quelques 10 000 îles de l’Indonésie, dont certaines au nom évocateur : Java, Sumatra, Bornéo,… Ce qui frappe en arrivant, c’est le large sourire éclatant des gens qui vous accueillent, les deux mains jointes sur la poitrine, certains même avec un « Where are you from ? France ? Ah ! Zidane ! » qui nous fait chaud au cœur !!!! L’île bénéficie d’un climat privilégié, qui lui permet de vivre apparemment correctement de ses produits agricoles : nous nous sommes gavés de fruits inconnus et avons vu la récolte du riz, jusqu’à 3 récoltes par an dans certains endroits. Toutefois l’eau omniprésente et bien canalisée par des systèmes d’écluses (ce qui explique les rizières) n’est pas encore dans toutes les maisons : dans certains villages on voit les femmes laver le linge dans la rigole (apparemment propre ?) qui court le long de la rue, et il y a même des personnes qui s’y baignent (un peu le Gange local ?). Il faut dire que l’hindouisme est omniprésent à Bali, et tous les matins, on voit les gens déposer de petits paniers en feuille de bananier tressée remplis de fleurs, gâteaux, encens : offrandes aux dieux, aux ancêtres de la maison, au magasin, au restaurant, même au jet ski !!!! Les cérémonies donnent lieu à débauche de tressages et découpages de feuilles de palmier, de fleurs, de tissus, de parements, qui dure plusieurs jours et font participer tout le village. Nous avons pu ainsi par hasard assister à une crémation, cérémonie joyeuse puisque l’âme du défunt va au ciel… Sinon, c’est les tailleurs de pierre, le travail (remarquable) du bois (mais celui-ci est importé de Java ou Bornéo), l’orfèvrerie (argent) et les marchands qui vous vendent partout les sarongs et les chemises en batik que vous retrouvez sur toute la planète…Ce dont aucun guide ne parle, c’est l’engouement pour les cerfs-volants, faits maison, qui rivalisent en taille (jusqu’à 5m !!), et vrombissent dans le ciel, tirés par des gamins pieds nus dans les rizières…Nous avons même assisté à un concours, où chaque club vient lancer son chef-d’oeuvre, avec son music band, le but du jeu étant de lancer avec grâce, tenir au moins 10 minutes en l’air et récupérer l’engin de façon élégante…Avec à la clé quelques Roupies non négligeables pour le club gagnant. Juste avant notre départ, nous avons gagné… un massage balinais : deux heures de pur bonheur, au milieu des arbres, des fleurs, avec la visite des gekos (mignons lézards qui mangent les moustiques !), j’ai beaucoup pensé à toi Françoise et à l’île de Ré !
En ce qui me concerne, ce sont les couleurs que je retiens : le bleu (les bleus !!!) de la mer, le vert inimitable des rizières, le doré des sarongs (la couleur jaune est signe de pureté) et tout le reste : un régal. Dominique est passée maître dans l’art de marchander, il faut dire que c’est réellement le sport national. Cette année les touristes n’étaient pas là (sauf nous !), ce qui nous a valu des hôtels presque vides, des plages agréables et des restaurants rivalisant de discounts pour nous proposer leurs langoustes et autres spécialités locales!
Retour à Séoul, avec pluie et quelques degrés en moins : ça sent les beaux jours !
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