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1月31日 Jan 09 Hong-KongHong Kong : après y être passés en transit à plusieurs reprises, cette fois nous quittons l’aéroport. L’achat du billet de train qui nous mène en centre ville ne pose aucun problème : on parle anglais, quel bonheur de pouvoir communiquer ! L’hôtel avait annoncé une navette à partir de la gare, que nous attendons en vain 45 minutes. En désespoir de cause, nous sautons dans un taxi qui nous dépose à l’hôtel… où nous apprenons que nous ne sommes pas au bon endroit : il y a un homonyme ! Mais notre hôtel, le bon, est à 10 minutes en taxi, pas de problème, on recharge les bagages et… embouteillages monstres, nous mettons 40 minutes à couvrir la distance. On vérifiera plus tard, au gré de nos promenades, qu’on était bien à 10 minutes, et à pied de surcroît. Bien, nous voilà à bon port, au 30ème étage dans une chambre exiguë, certes, mais fonctionnelle et joliment décorée à la chinoise.
Nous sommes samedi, il faut en profiter, car après ce sont les fêtes du Nouvel An, et les magasins ferment. Direction donc Stanley Market, au sud de l’ïle, recommandé par des copines bien intentionnées ! Malheureusement, dans le bus qui doit nous y emmener, le chauffeur nous jette en vociférant qu’on n’accepte que le prix exact du billet. A la question où peut on faire de la monnaie, il nous désigne l’étage du haut d’un geste vague et désabusé. Merci pour l’accueil ! En haut, la banque vient de fermer ses portes et à part de longues galeries couvertes pour accéder aux immeubles de bureaux on ne voit pas vraiment d’issue à notre problème. La tension monte. Finalement, on s’engouffre dans un taxi et pour une somme modique, certes 8 fois le prix du bus, on débarque à Stanley après avoir suivi une côte bien agréable avec des résidences alléchantes. Repulse Bay ne porte pas vraiment bien son nom ! Stanley market n’est pas immense, mais on y trouve toutes ces chinoiseries qui font notre bonheur. On repart avec un jeu de mah-jong et quelques babioles. Et aussi de la monnaie qui nous permet de faire le trajet retour au deuxième étage d’un bus poussif dans les côtes…
Les jours suivants sont consacrés à l’exploration à pied : rien de tel pour découvrir une ville. Hong-Kong a prévu à cet effet plusieurs circuits pédestres, assez bien fléchés, qui nous font parcourir Soho, ses boutiques d’antiquaires, ses bars, les magasins de médecine traditionnelle, et le plus grand escalator du monde, découvrir nichés entre deux buildings modernes, de petites églises, des bâtiments coloniaux, de petits temples, où se pressent les gens pour accrocher leurs vœux à des serpentins d’encens qui envoûtent le nez et brouillent la vue. La moindre ruelle est animée d’un marché animé, coloré et odorant. Nous traversons vers Kowloon grâce au ferry (passés nos premiers avatars, on devient maîtres dans l’art d’utiliser les transports en commun !). Ici les immeubles sont nettement plus dégradés. Nous allons au marché aux oiseaux, un endroit ravissant, et juste à côté remontons la rue du marché aux fleurs, envahi de monde en cette veille de fête. Nous suivons l’itinéraire dans une foule dense et bruyante, passons le quartier où on vend les poissons d’aquarium, visitons le marché de jade, le Temple Market, pour revenir prendre le ferry épuisés par cette longue marche et par ce bain de foule. Un petit foot massage semble bien indiqué, et c’est au 19éme étage d’un building proche de notre hôtel que nous allons découvrir l’endroit qui nous avait été recommandé. Confortablement installés dans de larges fauteuils avec de grands oreillers confortables, dans la pénombre, on se laisse aller aux mains des masseurs experts qui remontent jusqu’au genou…Et pour finir, dix minutes de massage de nuque et du haut du dos : quel bonheur…C’est tellement bon, que d’un commun accord on y repassera une fois avant notre départ ! Le soir du Nouvel An, nous reprenons le ferry pour aller nous poster au détour d’un virage à un endroit stratégique pour prendre des photos de la parade. Nous ne sommes pas seuls, bien entendu et les Chinois sont particulièrement désagréables à jouer des coudes et à pousser pour gagner de la place. La parade démarre avec une demi-heure de retard, l’attente a été infernale, si bien que nous sommes un peu déçus par le spectacle : défilé de clubs sportifs ou de danse, un ou deux chars de promotion de voyages, rien de véritablement chinois et grandiose dans cette parade, que nous quitterons avant la fin pour attraper notre ferry sereinement.
En dépit d’un temps couvert, nous partons pour Lantau, à l’assaut du Bouddha et du monastère PoLin, par un téléphérique vertigineux long de près de 6km. Toujours conseillés par notre amie, nous poussons vers le village de pêcheurs de Tai O, où le marché bat encore son plein et où nous sommes frappés par la précarité des baraquements : tout cela doit s’envoler au moindre typhon…Les gens sont habillés chichement et tous en tongs, malgré la température fraîche…Pourtant, la plupart des enfants arborent fièrement des tenues typiquement chinoises flambant neuves. Dans les ‘maisons’ on entend claquer les dominos du mah-jong et dans un petit troquet on assiste médusés à une partie acharnée, d’une rapidité étourdissante.
Le dernier jour nous amène vers l’est de l’ïle, où les deux circuits pédestres de Wan Chai et Shau Kei Wan, nous font découvrir force petits temples bien cachés, rues marchandes, musées et autres curiosités. Nous reviendrons vers l’hôtel en haut d’un tramway coloré, constatant au passage que plus on va vers l’est, plus l’habitat est dégradé et sale. Par ailleurs, du côté de Central on remarquera tous les jours des centaines de Philippines, s’installant là sur des cartons, jouant au carte, ou bavardant… Elles n’ont pas d’endroit où se retrouver et occupent la rue. Même lorsque la ville a repris son activité après les fêtes, on en trouve encore, nombreuses, cherchant sans doute du travail…
Ville de contrastes, Hong Kong reste une grande cité. Les buildings gagnent du terrain sur la mer, et à en juger par les galeries aux marques luxueuses, il y a des gens fortunés ici. Mais au creux des ruelles persiste une vie traditionnelle, où de vieux chinois courbés viennent faire leur marché quotidien, où des mères de famille viennent chercher l’affaire du jour, où des bonnes philippines viennent s’approvisionner. Gageons que les vapeurs d’encens qui s’élèvent des temples avec ferveur ces derniers jours sur la ville sauront préserver tradition et modernisme pour une année du Buffle prospère… 引用通告引用此项的网络日志
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