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4月17日 April 09 Marche AndongPour une fois, l’activité « marche en montagne » nous propose de pousser un peu plus loin que les alentours de Séoul. C’est à 7:30 du matin que nous nous donnons rendez-vous en ce dimanche de Pâques pour un départ vers Andong, à 280 km au sud est de Séoul. Première surprise, le petit bus jaune qui va transporter notre groupe de 17 filles, dont 3 coréennes, n’a pas de coffre : qu’à cela ne tienne, on s’empile au milieu des bagages. Un dernier petit bisou de la part des maris accompagnateurs (avec bien sûr B. qui fait semblant de se tromper de femme et embrasse V. au lieu de C. !!!) et on démarre dans les hurrahs et les sifflets. Des filles en goguette, ça fait un groupe bien excité ! Arrêt technique au bout de deux heures sur une aire d’autoroute : certaines achètent des chaussettes de rando : nous voilà fin prêtes ! Encore une heure de route, et nous nous arrêtons au temple de Buseoksa, où la petite grimpette et les hautes marches nous mettent doucement en jambes. Il fait beau et déjà bien chaud. Nous pique-niquons dans la descente, le long d’un sentier mi-ombre pour les Coréennes et mi-soleil pour les Françaises. Puis le bus nous dépose au départ de notre randonnée. Il est 14:30, et c’est plutôt l’heure de la sieste, mais bon, il faut y aller, car nous avons bien 4 heures de marche et n’avons aucune envie de nous laisser surprendre par la nuit. La première heure de montée est très agréable, mais arrivées au temple, nous avons déjà 3 abandons. Il reste environ 50 minutes de montée, que nous attaquons vaillamment, mais le style n’y est pas toujours, certains endroits escarpés nous font passer à 4 pattes, le sol est sec et glissant et nous agrippons rochers, racines ou branches pour nous hisser. A 10 minutes du sommet, encore 3 abandons. L’ultime grimpette est un escalier très vertical de hautes marches ajourées qui cassent les jambes. Prise de vertige, je dois renoncer : dommage, j’étais presque au faîte… La descente est lente et périlleuse. On se concentre. Finalement nous rejoignons le temple, où nous attendent nos compagnes autour d’un thé. Le soleil descend, et bien que harassées, nous décidons d’aller directement au restaurant, par crainte de ne pouvoir redémarrer si nous allons d’abord nous installer dans notre pension. Hyeon Sook a bien fait les choses : elle nous a réservé un petit resto galbi, où assises par terre, nous dégustons notre viande grillée au barbecue et accompagnée de délicieuses salades et autres petits plats... sans oublier la bière Cass bien fraîche, bien sûr ! Repues, nous gagnons nos pénates de nuit et installons les ‘lits’ : une couverture dessous et une dessus. Heureusement, certaines d’entre nous avions prévu de quoi améliorer l’ordinaire: matelas gonflable, lit de camp, futon d’appoint…Finalement, on empile les épaisseurs et telles les princesses au petit pois, nous assurons une nuit à peu près confortable. Une douche réparatrice mais rapide et nous voilà prêtes pour la soirée. Assises en rond dans la petite salle attenante à notre chambrée, nous déballons les provisions prévues pour l’occasion : vin, gâteaux au chocolat, crêpes, flan, congolais, sablés aux amandes, et j’en passe. Diane nous sort des jeux qui déclenchent l’hilarité. La pendule au-dessus de nous affiche 9:05 depuis le 11 novembre 1984, si bien que finalement c’est à 23:00 qu’on décide de l’extinction des feux, même si dans les chambrées alentours on entend encore longtemps fuser les éclats de rire.
6:20 le lendemain matin, douche rapide à la queue leu leu, un petit café (nous avons une bouilloire dans la chambre) et un morceau de brioche vendéenne ramenée par Nadine qui revient tout juste de France. Départ pour la petite promenade matinale, longeant la rivière. En même temps on découvre les alentours : de vieux bâtiments, certains ont 600 ans, rénovés. Nous sommes dans une ancienne ferme de nobles, avec plein de dépendances et même une petite école confucianiste. La patronne de notre gîte explique qu’elle est la descendante de 17 générations et qu’en tant que telle, elle se doit d’honorer ses ancêtres sur au moins 4 générations, si bien qu’elle a au minimum 13 cérémonies des ancêtres par an, et on sent la compassion de nos amies coréennes qui nous rapportent ce discours. Au bout d’une heure de marche, retour pour un petit déjeuner en règle (il reste des gâteaux, des viennoiseries,…), sauf pour 3 d’entre nous qui rejoignent les coréennes pour un petit-déjeuner local : poisson, algues, riz et autres… On boucle les sacs et c’est reparti, direction le temple de Bongjeongsa, avec ses vieux passages en bois, puis le village Hahoe. Le parking a été avancé et il faut maintenant prendre une navette pour atteindre l’entrée du village. Les chemins ont été recouverts de ciment, il y a un peu moins de poussière, les toits de chaume sont tous refaits à neuf, mais il y a toujours autant de bus d’écoliers bruyants…Et surtout, tous les petits restaurants qui faisaient face à la rivière ont disparu. On finit par en trouver un à l’entrée du village, il ne faudra pas faire les difficiles. 15:00, départ pour Séoul que nous rejoignons à 18:30. Le retour a été calme, beaucoup ont rattrapé quelques heures de sommeil qui faisaient défaut….Et la descente du bus arrache des grimaces aux muscles endoloris… Qu’à cela ne tienne : l’expérience est concluante, en ce qui me concerne, je suis prête à retenter !
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