Dominique 的个人资料Espace perso de Dominiqu...照片日志列表 工具 帮助

日志


10月10日

Angkor oct 09

Lorsque l’avion atterrit à Siem Raep à 22 :30, on constate que la piste est bien mouillée, normal, la météo consultée avant le départ annonçait pluie, pour les 3 jours…Tant pis, on fera avec !

Le visa d’entrée nous est octroyé, moyennant finances, à un guichet, où nous déposons les formulaires remplis et où notre passeport va circuler de mains en mains le long d’une brochette d’une dizaine d’officiels assis en rang d’oignons, qui chacun va exécuter une tâche mystérieuse de 2 secondes, passer le passeport au suivant et ainsi de suite pour que le dernier en bout de chaîne, mette fin à ce curieux ballet et nous appelle afin de nous remettre notre passeport en règle : drôle de team work, mais efficace !

Pour une fois, nous retrouvons notre nom en grand dans le hall d’arrivée : nous sommes attendus et notre jeune chauffeur nous emmène sur son destrier : un touk-touk. Comprenez une moto tirant une carriole sur 2 roues à 4 places (2x2 en vis-à-vis). Nous voilà partis, le vent apaise la moiteur de l’air. Nous roulons sur une large route, mais de part et d’autre c’est l’eau : on a l’impression d’être au milieu d’un lac. Sauf que de temps à autre notre chauffeur ralentit, car la route est inondée. Nous passons quand même dans de joyeuses éclaboussures. Le long de l’aéroport, grand hôtels illuminés, mais ils ont l’eau jusqu’à leur porte, donc en-dessous... On arrive en ville. Là aussi, des échoppes et magasins illuminés, mais chacun a les pieds dans l’eau. On tourne à gauche, cette fois nous sommes sur un sentier avec des nids de poule que notre chauffeur évite adroitement. On est obligé de lui faire confiance. Aux endroits inondés, l’eau est un peu plus haute ici et les passages se négocient difficilement. Pourvu qu’on ne tombe pas…

Nous voilà arrivés à l’hôtel. Une jeune femme nous accueille et dans un bon anglais nous explique qu’il a plu pendant 28 heures sans discontinuer et que l’hôtel est inondé, les bungalows sont sous 30 cm d’eau. Ils peuvent nous coucher à l’étage, mais comprendraient très bien qu’on ne souhaite pas rester. Il est 23 :30, pas envie de retourner (pour aller où ? on a vu beaucoup d’eau en route !!!). Il nous faut donc mettre « pied à terre ». Je décide aussitôt d’ôter mes chaussures, réalisant soudain que je porte encore les bas de contension du voyage. Qu’à cela ne tienne, j’ôte le jean et les bas, le strip-tease sera gratis pour notre chauffeur !!! Heureusement je porte une tunique assez longue pour cacher une partie de mon string ! Alain se fait un short en dézippant les bas amovibles de son pantalon. Des gens de l’hôtel prennent nos bagages et nous voilà partis avec notre accompagnatrice et sa lampe de poche dans 30 cm d’eau. Le bruit du clapotis déchire la nuit. Nous sommes sur des caillebotis, mais je ne vois rien et crève de peur de glisser ou de m’éloigner du chemin et de tomber en contrebas, aussi je m’applique à bien suivre notre guide… Nous grimpons à l’étage d’un bungalow et là : pas d’électricité. La fille nous demande d’attendre et revient nous annoncer qu’il y en a dans un autre bungalow, alors on redescend (parenthèse pour dire que les escaliers au Cambodge sont plutôt des échelles de meunier, raides, aux marches étroites, hautes et à clairevoies… Pieds nus, de nuit, à la lampe de poche, vous imaginez le tableau…), on se remet dans l’eau et nous voilà enfin installés. La chambre est sympa, en brique rouge et en bois. On verra demain pour un autre hôtel, pour l’instant, dodo !!!

Dès 7h demain matin nous prenons connaissance des alentours sous l’eau. Le bâtiment principal de l’hôtel, un peu en contrebas est lui sous 50 cm d’eau, les meubles sont posés sur des briques, la réception s’est réfugiée sur le billard, lui aussi réhaussé ! On nous porte le petit déjeuner dans la chambre, que nous prenons sur la terrasse.

A 8h nous retrouvons Kosal, notre guide pour 3 jours. Et c’est reparti en touk touk. Il ne pleut pas, même si le ciel est menaçant. Premiers contacts avec la ville de jour : des mobylettes, des vélos partout, quelques camionnettes et voitures. Le marché est sous l’eau, les vendeurs sont au bord de la route. Ca klaxonne, ça bouge dans tous les sens, ça s’invective...

Nous pénétrons dans le site d’Angkor. De larges avenues bordées de forêt aux arbres immenses nous mènent à notre premier temple : Bayon (prononcer comme le nom du jambon !), temple à l’origine dédié à Brahma, le dieu créateur hindouiste, avec ses tours aux 4 visages, qui semblent vous surveiller. Nous sommes surpris de l’ampleur de l’édifice… et des travaux de rénovation qu’il appelle…Pratiquement tous les temples que nous verrons sont sur le même modèle : des remparts, de larges douves, une enceinte avec des galeries et des tours au centre…Autour de celui-là, la majestueuse terrasse des éléphants, face aux 12 tours (une pour chaque femme du roi dit-on), d’où le roi assistait aux fêtes ou au défilé de ses troupes.

Après un repas dans une gargote à touristes (un régal que ces curry khmers parfumés et doux !), nous nous dirigeons vers Ta Phrom. Les alentours du temple sont inondés, c’est donc pieds nus dans l’eau que nous nous mêlons aux autres touristes pour admirer le vert des pierres moussues. Mais la particularité de ce temple, ce sont les fromagers, ces arbres gigantesques qui viennent, vengeurs, reprendre leurs droits sur la nature. Leurs racines s’étalent comme des poignes griffues sur les toits ou les galeries de l’édifice et donnent à l’arbre majestueux un aspect de prédateur maléfique.

Juste avant le coucher de soleil, gâché par un énorme nuage noir, nous faisons la balade qui nous monte jusque Phnom Bakheng , monument du IXème siècle, érigé sur un petit plateau, que les éléphants gravissent de leur côté, pour amener des touristes dodelinant au gré du pas sûr et nonchalant du pachyderme…

Retour à notre hôtel à la nuit tombée : l’eau n’a pas baissé. Nous ne nous sommes guère préoccupés de changer de lieu, il est tard, il ne nous reste que deux nuits, on décide de rester ici jusqu’à notre départ. Notre hôte nous propose de nous amener deux repas dans notre chambre : encore un curry délectable, que nous prendrons sur notre terrasse en compagnie de nos voisines de chambre, deux autres touristes françaises, ici depuis 4 jours, en transit pour le Laos. Devant l’originalité de la situation, et l’apéro aidant, les langues vont bon train et nous passons une fort agréable soirée, pimentée par la visite d’un gecko sauteur peu farouche !

On devait aller voir un temple un peu éloigné ce matin, mais Kosal nous propose une petite diversion vers une cité lacustre. Nous prenons la N6, vers Phnom Penh, le long de laquelle s’étendent de vertes rizières. Puis, nous nous enfonçons sur une route caillouteuse, au bord de la rivière en crue, qui devient bientôt un chemin tellement défoncé, que nous ferons les dernières centaines de mètres à pied. Partout où nous passons, nous surprenons les habitants dans leurs activités quotidiennes : laver les légumes, étendre du linge, balayer la terre rouge de la cour, allaiter un enfant, réparer une roue de vélo… Partout on nous salue de « Hello » voire « Good Bye » sonores et souriants, les touristes se font plus rares ici. Arrivés à l’embarcadère, nous montons à bord d’un long bateau coloré, qui au bout d’une demi-heure nous amène au village sur pilotis. De nombreuses barques sillonnent les canaux, avec des ménagères venues vendre leurs fruits et légumes, des hommes partant relever les filets de pêche posés ça et là dans la mangrove environnante. Sur les balcons, les familles préparent la fête des moissons (la pleine lune est pour demain) en fabriquant des gâteaux de riz enveloppés de feuilles de bananier. Nous nous arrêtons pour monter visiter une maison. Vivent là les deux sœurs et leurs maris, chacune avec respectivement 2 garçons et 2 filles. L’habitation culmine à 6 m de hauteur, ne comporte que 2 vastes pièces, sans meubles, quelques clous ou étagères le long du mur pour stocker les maigres affaires, des hamacs et des nattes un peu partout. Sur un coin de la terrasse arrière, la cuisine, dont les ustensiles rutilants sont alignés sur un pan de mur, jouxtant les brosses à dents. L’eau de pluie est recueillie dans de vastes urnes en grès ; en cas manque, c’est l’eau du fleuve qui est pompée, mais elle doit être bouillie et filtrée…L’eau tiédie de la bouteille dans mon sac à dos me paraît soudainement exquise…La plus âgée des filles attrape entre ses deux doigts une bestiole (un pou ?) sur la tête de sa soeur…Nous reprenons notre route pensifs…

A quelques mètres de là, juste après la mangrove s’ouvre le lac Tonlé Sap, gigantesque, majestueux, une véritable réserve à poissons. D’ailleurs nous y observons une embarcation relever les paniers à écrevisses : il y aura largement de quoi manger ce soir dans cette famille…

Le retour se fait à vive allure et nous passons l’après-midi au temple de Banteay Srei, ou Temple des Femmes, en raison des Apsaras (danseuses) et des bas reliefs d’une finesse exquise. Tellement belles qu’André Malraux a risqué la prison pour en avoir volé deux, qu’il a par la suite restituées : nos ministres ne sont pas des saints !

Nous passons la soirée dans un gigantesque restaurant où en dégustant un buffet de spécialités, on assiste à un spectacle de danses traditionnelles. Très touristique, certes, mais vaut le détour…

Dernier jour, on garde le meilleur pour la fin : AngkorVat : le plus immense des temples, des galeries sans fin, toutes décorées de bas reliefs relatant les histoires de Vishnou, Ramâ et Râvana, se disputant Sîtâ, les armées de singes et les éléphants, les nagas (ou serpents à 3, 5, 7 ou 9 têtes), le dieu-roi Indra, Yama le dieu des Enfers… bref, ce sont ici les ancêtres de ces dramas télévisés qui de nos jours captivent les foules ! Les cinq tours intérieures (la grande flanquée de quatre plus petites) ne se visitent plus : les escaliers vertigineux ont fait des blessés récemment et leur accès est désormais interdit. Mais alentour, il reste encore de beaux vestiges en couleurs, des apsaras délicatement ciselées et des perspectives impressionnantes.

Nous quittons le site la tête étourdie de ces grandeurs pour aller nous recueillir dans le petit temple de Preah Khan, ou Epée Sacrée du Roi, dédié aux soldats tombés dans la bataille contre les Chans. Là encore foultitude de détails subsiste, témoignages d’un passé grandiose, que la nature vient envahir.

Nombre d’associations déléguées par de nombreux pays s’attachent à restaurer les sites, mais le chantier nous semble colossal. A Bayon, un écriteau affichait ‘fin des travaux prévue en 2010’, et nous a fait sourire : ils doivent se tromper d’un siècle ! Mais même affaissés, les temples restent majestueux… Gageons que même si on ne leur restitue pas leur intégrale splendeur, on saura préserver au moins les trésors que nous y avons découverts, grâce à Kosal, pendant ces trois jours…

评论

请稍候...
很抱歉,您输入的评论太长。请缩短您的评论。
您没有输入任何内容,请重试。
很抱歉,我们当前无法添加您的评论。请稍后重试。
若要添加评论,需要您的家长授予您相应权限。请求权限
您的家长禁用了评论功能。
很抱歉,我们当前无法删除您的评论。请稍后重试。
您已超过了一天之内允许提供的评论数上限。请在 24 小时后重试。
因为我们的系统表明您可能在向其他用户提供垃圾评论,您的帐户已禁用了评论功能。如果您认为我们错误地禁用了您的帐户,请联系 Windows Live 支持部门
完成下面的安全检查,您提供评论的过程才能完成。
您在安全检查中键入的字符必须与图片或音频中的字符一致。

若要添加评论,请使用您的 Windows Live ID 登录(如果您使用过 Hotmail、Messenger 或 Xbox LIVE,您就拥有 Windows Live ID)。登录


还没有 Windows Live ID 吗?请注册

引用通告

引用此项的网络日志